Total se sépare de ses activités de distribution de carburants en Turquie

Le groupe pétrolier annonce la conclusion d’un accord avec le groupe Demirören à qui il cède ses activités de distribution de carburant en Turquie pour 325 millions d’euros. Après la cession de ses activités de transport de gaz en mer du Nord, son retrait de la production de charbon, Total semble accélérer son programme de cession d’actifs.

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L’activité était jugée insuffisamment rentable pour Total. Le groupe français vient d’annoncer, ce mardi 1er septembre, la cession de son réseau de stations-service, ses activités de commerce général et d’approvisionnement en Turquie au groupe Demirören. La transaction s'élève à 325 millions d’euros (environ 356 millions de dollars), précise le géant pétrolier.

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"Après plusieurs années de présence en Turquie, nous avons procédé à un examen approfondi de notre position et du contexte concurrentiel et avons estimé qu’il serait difficile d’obtenir une part de marché suffisante dans les activités de réseaux pour atteindre les niveaux de rentabilité que nous attendons de nos opérations à travers le monde", annonce Philippe Boisseau, membre du Comité exécutif de Total pour expliquer la décision du groupe pétrolier.

Total, via sa filiale à 100% Total Oil Turkiye, est actuellement le cinquième acteur de la distribution pétrolière en Turquie. Présente dans tout le pays avec un réseau de 440 stations-service et une part de marché estimée à 5,5%. Il est prévu que le groupe reste malgré tout présent dans le marketing de produits pétroliers sur le marché turc, à travers ses activités lubrifiants (incluant l’unité de production de Menemen) et GPL sans odeur. Ces dernières seront regroupées dans une société distincte, avant la finalisation de l’opération de cession au groupe turc.

Accélération du plan de cession d’actifs

Quelques jours auparavant, Total annonçait la finalisation de la vente de ses parts dans le gazoduc Fuka et le terminal Saint-Fergus, ainsi que ses parts du gazoduc Sirge détenu à 67%. Trois infrastructures situées en mer du Nord. L’opération représentait un montant de 585 millions de livres sterling, soit près de 800 millions d’euros. Encore, le 20 août dernier, le groupe pétrolier mettait un terme à ses activités dans le charbon. En vendant sa filiale Total Coal South Africa, le groupe français honorait une promesse au 1er juin de veiller à la limitation du changement climatique. Mais il confirmait aussi sa politique d’économies et de cessions d’actifs initiée depuis le début de l’année, en raison de la baisse progressive des cours du pétrole.

"Ce projet est une nouvelle illustration de la gestion dynamique d’actifs mise en place par le groupe", précise d’ailleurs Total à propos de la vente de ses activités en Turquie.

Aurélie M'Bida

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