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L'Usine de l'Energie

Total reçoit les bénéfices de son programme de réduction des coûts

Ludovic Dupin , ,

Publié le

En 2016, Total a enregistré de meilleurs résultats que les autres majors pétrolières. Le PDG Patrick Pouyanné en donne le crédit au programme de réduction des coûts initié dès le début de la chute des prix du baril en 2014.

Total reçoit les bénéfices de son programme de réduction des coûts © D.R.

L’année 2016 ne fut pas facile pour les pétroliers. Le prix moyen du baril a diminué de 14% par rapport à 2015, celui du gaz de 25% et les marges de raffinage de 30%. C’est dans ce contexte que le français Total affiche des résultats annuels supérieurs aux attentes et globalement meilleurs que les quatre autres majors (Chevron, Exxon, BP et Shell).

Le chiffre d’affaires s’établit à 149,7 milliards de dollars, en baisse de 9%, le résultat net ajusté de 8,3 milliards de dollars en baisse de 21% et le résultat net part du groupe à 6,2 milliards d’euros, en hausse de 22%. Total affiche ainsi les deuxièmes résultats nets des majors, derrière Exxon à 8,9 milliards de dollars.

Pour le PDG Patrick Pouyanné, cette réussite a été rendue possible par la surperformance du programme de réduction des coûts décidé en 2014, dès le début de la baisse des cours du baril. L’objectif de 2016 était une économie cumulée de 2,4 milliards d’euros, le groupe a atteint 2,8 milliards d’euros. Il se fixe désormais un objectif de 3,5 milliards en 2017 et 4 milliards en 2018.

Baisse des coûts de l’industrie

En conséquence, Total a réussi à abaisser massivement le coût de production d’un baril de pétrole. Celui-ci atteint 5,9 dollars par baril en 2016, contre 9,9 dollars en 2014. Ses quatre grands concurrents ont un coût par baril compris entre 10 et 14 dollars. Le français veut atteindre 5,5 dollars en 2017 et 5 dollars en 2018.

Par ailleurs, le groupe a investi 18,3 milliards d’euros en 2016 contre 19 milliards d’euros annoncés. "Ce qui veut dire que nous avons été très efficaces pour reconstituer nos réserves", explique le PDG. Il ajoute : "la baisse des coûts de cette industrie est réelle et nous commençons à la capturer". Il donne deux exemples frappants. Le projet Maharajah Lila Sul, au Brunei Darussalam (Borneo), a été chiffré à 1,3 milliard de dollars en 2013 et revu à 900 millions en 2016.  Quant à Zinia 2, en Angola, son devis est passé de 2,8 milliards de dollars en 2014 à 1,4 milliards en 2016.

Malgré ces bons résultats et la remontée des prix du baril au-dessus de 55 dollars actuellement, le PDG reste prudent et souligne l’importante volatilité dans le secteur. "Je me réjouis que le groupe ait abaissé son point mort (hors dividende) à 40 dollars par baril", assure Patrick Pouyanné, qui reste prudent sur l’impact de la baisse de production de l’Opep, sur l’attitude de l’administration américaine vis-à-vis de l’Iran ou encore sur la reprise en cours de l’exploitation des pétroles de schiste aux Etats-Unis.

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