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L'Usine Matières premières

Total pourrait vendre son usine d’engrais GPN

Olivier James , , , ,

Publié le

Le groupe pétrolier Total est entré en négociation avec le groupe autrichien Boréalis pour la vente de son activité de fertilisants. Les salariés de l’usine GPN de Grand-Quevilly (Seine-Maritime) s’inquiètent des conséquences de cette cession.

Total pourrait vendre son usine d’engrais GPN
Usine GPN de Grand-Quevilly
© GPN

Le scénario de Petroplus à Petit-Couronne (Seine-Maritime), qui n’a toujours pas trouvé de repreneur, est dans toutes les têtes. Il faut dire que le site de GPN au Grand-Quevilly (Seine-Maritime) n’est distant que de cinq kilomètres. Si les 350 salariés de cette usine sont inquiets, c’est que son propriétaire, le géant pétrolier Total, vient d’annoncer son intention de vendre le site.

Total a reçu une offre d’acquisition de la part du groupe autrichien Boréalis. Et le groupe a décidé d’entrer en négociation exclusive avec ce possible repreneur. "Cette activité de fertilisants n'est pas au cœur de nos métiers et au vu de l'offre de Borealis, un groupe solide avec une vraie stratégie de développement, nous considérons que cette opération est donc profitable pour tout le monde", a expliqué à l'AFP Patrick Pouyanné, directeur de la branche raffinage-chimie de Total.

Les salariés du site haut-normand sont d’autant plus inquiets que l’outil de production est obsolète. Sa rentabilité n’est pas non plus au beau fixe. Mais, du côté de Total, on se veut rassurant. "Borealis s'engage de façon claire sur le développement de cette activité, ainsi que sur le maintien des contrats de travail et des emplois, a déclaré à l'AFP Patrick Pouyanné. C'est une perspective positive et une bonne opportunité de développement pour GPN, une entreprise solidement implantée sur le marché français et dans laquelle nous avons investi environ 400 millions d'euros depuis 2007".

Des salariés inquiets

Les salariés ne sont pourtant pas totalement rassurés. Certains estiment que Boréalis tentent par cette manœuvre de récupérer des parts de marché pour in fine fermer l’usine, au vu de sa vétusté. Les syndicats prévoient donc une journée d’action lundi 13 mai. Un appel à la grève a été lancé pour le mercredi suivant. Ils envisagent également d’interpeller Guillaume Bachelay, député socialiste de la 4ème circonscription de Seine-Maritime, pour l’inciter à intervenir sur ce dossier et empêcher une nouvelle fermeture de site.

Cette transaction s’explique par la volonté de Total de se recentrer sur son cœur de métier et celle de Boréalis de se renforcer dans celui des engrais. Car l’offensive de l’autrichien correspond bien à sa stratégie de conquête européenne menée depuis plusieurs années. Il est déjà présent en Europe centrale et a fait son entrée en France l'an dernier via le rachat de la société Pec-Rhin, basée en Alsace, qui était une coentreprise de GPN et du géant allemand de la chimie BASF.

Boréalis, un groupe détenu par un fonds d’investissement

GPN est une filiale à 100 % de Total dédiée à la fabrication d'engrais azotés. Elle emploie près de 800 personnes au total et génère un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros. Ses quatre sites de production, inclus a priori dans la transaction avec Boréalis, sont tous situés en France : deux sites industriels principaux (Grandpuits en Seine-et-Marne et Grand-Quevilly en Seine-Maritime), un à Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime) et une unité de transformation et distribution à La Rochelle (Charente-Maritime).

Quant à Boréalis, spécialisé dans les fertilisants, mais aussi dans les polyoléfines (famille de plastiques) et la chimie de base, il est détenu à 64 % par l'Idic, un fonds d'investissement d'Abou Dhabi, et à 36 % par le groupe pétrolier autrichien OMV. Le groupe est présent 120 pays et emploie près de 5 300 salariés. Il a généré en 2012 un chiffre d’affaires de 7,5 milliards d’euros.

Olivier James

 

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