Total: Pas de M&A dans les renouvelables pour cause de "bulle"

LONDRES/PARIS (Reuters) - Total n'envisage pas d'opérations de fusions-acquisitions dans les énergies renouvelables en raison d'une "bulle" qui survalorise le secteur mais dont le groupe compte néanmoins bénéficier en développant ses propres actifs et en cédant ensuite une partie de ses projets, a déclaré mercredi son PDG, Patrick Pouyanné.
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Total: Pas de M&A dans les renouvelables pour cause de
Total n'envisage pas d'opérations de fusions-acquisitions dans les énergies renouvelables en raison d'une "bulle" qui survalorise le secteur mais dont le groupe compte néanmoins bénéficier en développant ses propres actifs et en cédant ensuite une partie de ses projets. /Photo prise le 1er octobre 2020/REUTERS/Pascal Rossignol

Total a annoncé fin septembre qu'il comptait accélérer sa diversification dans l'électricité et les énergies renouvelables et a revu à la hausse ses ambitions en la matière, le groupe anticipant une baisse de ses ventes de produits pétroliers de près de 30% au cours de la prochaine décennie.

"Il y a une bulle et l'erreur serait de faire du M&A (des fusions-acquisitions NDLR) aujourd'hui dans les renouvelables. Nous ne faisons pas de M&A. Que ce soit clair : si vous voulez acquérir aujourd'hui une société d'énergies renouvelables qui a un multiple de 20 ou davantage, bien sûr qu'il y a une bulle", a dit Patrick Pouyanné lors d'un forum organisé par la société Energy Intelligence.

"Pourquoi y a-t-il une bulle ? Car les actifs sont rares et beaucoup d'investisseurs rechignent à [développer] leur propre portefeuille (...). Mon conseil à mes collègues est de ne pas acheter des actifs opérés qui sont valorisés à des niveaux incroyablement élevés", a-t-il ajouté.

"Cela ne veut pas dire que ne nous pouvons pas nous-mêmes investir, développer notre portefeuille et bénéficier de la bulle."

Patrick Pouyanné a également estimé à 100 milliards de dollars l'investissement pour produire 100 gigawatts (GW) d'électricité, un chiffre qu'il a comparé aux 30 à 50 milliards nécessaires - voire moins - pour produire un milliard de barils équivalent pétrole.

"Bien sûr, les renouvelables sont aidés et d'une certaine manière subventionnés aujourd'hui par le bas coût du capital. Cette dynamique (...) pourrait changer et mon sentiment est que, si le coût du capital augmente, tous les retours sur investissements devront augmenter."

(Benjamin Mallet, avec Ron Bousso et Shadia Nasralla, édité par Jean-Michel Bélot)

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