« Total n’est pas en Birmanie ici »

Le président (PS) du conseil régional de Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, a pris position contre l’exploration des gaz de schiste. Pour lui, l’évaluation des risques demandée par la ministre de l’Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, n’est qu’un premier pas vers le respect du principe de précaution.

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« Total n’est pas en Birmanie ici »

La décision de la ministre de l’Environnement marque-t-elle votre victoire dans la lutte contre les gaz de schiste ?
Le moratoire et la mission interministérielle décidés par Nathalie Kosciusko-Morizet prennent en compte les inquiétudes de la population. Mais, ce n’est qu’un début. Il faut maintenant que nous obtenions une réelle transparence sur les permis d’exploration. La méthode Total est détestable, elle est contreproductive.

Total a obtenu un permis d’exploration par les voies administratives classiques. Que reprochez-vous au pétrolier français ?

Nous dénonçons l’opacité totale de ses activités. Mais, surtout, nous pointons du doigt la délivrance même des permis d’exploration. Ce sont de simples arrêtés sans consultation territoriale. Pourtant, les régions devraient être consultées car elles ont une double-compétence, l’une sur l’élimination des déchets dangereux, l’autre sur les plans climat-énergie.

En tant qu’élu, n’êtes-vous pas sensible à l’idée que Total ou d’autres pétroliers investissent des millions d’euros dans votre région ?
L’appât du gain n’est pas un moteur pour nous. Nous n’allons pas faire miroiter aux populations un retour sur investissement au détriment de leurs préoccupations environnementales. Personne ne peut acheter les consciences… Total n’est pas en Birmanie ici !

Si la France dispose de plusieurs années de réserves dans son sous-sol, n’est-il pas nécessaire de vérifier si elles sont exploitables ?
Nous ne savons pas si c’est un mirage ou une réalité. Mais de toute manière, ce n’est pas la véritable question. Avant tout, il faut prendre des précautions sur les méthodes employées. C’est pour ça qu’il faut s’opposer très tôt à ces projets, dès leur phase d’exploration.

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