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Total mise 1 milliard d'euros sur sa raffinerie d'Anvers pour améliorer son rendement

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Selon le responsable raffinage et pétrochimie du groupe français Total, interrogé par Reuters, cet investissement a pour but d'augmenter la capacité de la raffinerie d'Anvers, en Belgique, dans la production de gazole pour les moteurs diesel et de réduire ses coûts.

Total mise 1 milliard d'euros sur sa raffinerie d'Anvers pour améliorer son rendement © D.R.

Total va investir un milliard d'euros dans sa raffinerie d'Anvers, en Belgique. Un investissement qui va permettre de doubler les revenus de ce complexe, portés à 500 millions de dollars (388 millions d'euros) par an, a déclaré à Reuters Patrick Pouyanne, responsable raffinage et pétrochimie du groupe, au cours d'une interview.

La production d'essence de la raffinerie baissera de 10% à 3,4 millions de tonnes tandis que celle de gazole augmentera de 3% à 7,4 millions de tonnes, a-t-il ajouté. La production de fiouls lourds baisserait pour sa part de 30%.

Au total, la production globale de la raffinerie d'Anvers restera toutefois stable à 350 000 barils par jour.

Ce plan s'inscrit dans le cadre d'une stratégie plus large de la major française, qui souhaite améliorer les rendements de ses plus importantes unités de raffinage et de pétrochimie pour y maximiser les synergies.

La fusion des unités de raffinage et de chimie, entamée en 2011, doit permettre de contrer la contraction de la demande de carburant en Europe et aux Etats-Unis. Elle devrait représenter 650 millions de dollars (504,8 millions d'euros) d'économies d'ici 2015, avait dit Total lors des Journées investisseurs de 2012.

Dans ses plus grandes raffineries, Total va construire des hydrocraqueurs - l'unité qui transforme le pétrole - d'une capacité de 3 millions de tonnes. Ils permettront de convertir des pétroles lourds - très riches en souffre - notamment en diesel, faiblement souffré.

En parallèle, Total va fermer certaines unités parmi les moins compétitives mais ne supprimera pas d'emplois, a-t-il indiqué.

profiter de la révolution du GAZ DE SCHISTE aux etats-unis

A Anvers, Total prévoit également de faire des économies en remplaçant à partir de 2017 le naphta - un distillat du pétrole très coûteux - par un gaz issu du processus de raffinage, pour la production de produits pétrochimiques.

Ce gaz récupéré permettra d'alimenter 40% des besoins d'un hydrocraqueur, souligne Patrick Pouyanne, ajoutant que la proximité entre les unités de raffinage et de pétrochimie permettait de réaliser cette opération.

Le groupe français a démarré en avril le même processus sur son site de Port Arthur, aux Etats-Unis. Il utilise désormais au lieu du naphta de l'éthane - un hydrocarbure issu du gaz de schiste - pour alimenter en grande partie l'hydrocraqueur.

"On va pouvoir profiter de la révolution du gaz de schiste dans notre pétrochimie américaine", ajoute le responsable.

Total a diminué ses capacités de raffinage en Europe à 500 000 barils par jour entre 2007 et 2011. Il souhaite désormais réduire de 20% son exposition en Europe d'ici 2017 dans la pétrochimie et le raffinage et accroître, en revanche, ses activités en Asie et au Moyen-Orient.

A Jubail, la raffinerie géante de Total en Arabie Saoudite, l'acheminement du pétrole brut a débuté mais la production n'a pas encore commencé, a ajouté Patrick Pouyanne, rappelant que celle-ci doit atteindre sa pleine capacité fin 2013.

(avec Reuters)

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