Total insiste pour explorer les gaz de schiste en France

Le groupe pétrolier français a déposé le 17 janvier un recours administratif contre l’abrogation de son permis d’exploration des gaz de schiste dans le sud de la France. Un recours qui va à l’encontre de la décision du gouvernement d’octobre.

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Total insiste pour explorer les gaz de schiste en France

"Total respecte la loi. Notre position, c'est que la loi ne justifiait pas l'abrogation de ce permis". Par ces quelques mots, Bruno Courme, qui dirige les activités de Total dans les gaz de schiste en Europe, remet le dossier des gaz de schiste en avant.
Lors de la conférence organisée ce 17 janvier par le Club Energie et développement, il annonce que le groupe a déposé un dossier devant le tribunal administratif à l’encontre de la décision du gouvernement consécutive à la mise en place de la loi interdisant l’usage de la fracturation hydraulique.

Le gouvernement a en effet décidé en octobre que trois permis d’exploration d'hydrocarbures visant la recherche de gaz de schiste étaient abrogés du fait de l’entrée en vigueur de la loi adoptée quelques mois avant. Elle interdit en France la technique controversée de la fracturation hydraulique, accusée de polluer les sous-sols.

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Le groupe Total avait alors fait part de son étonnement, car il avait explicitement fait part de sa volonté de ne pas utiliser la fracturation hydraulique dans son dossier. Mais le gouvernement avait alors rétorqué en mettant en avant le manque de précision quant à la définition des techniques que le groupe voulait utiliser à la place.

Le permis accordé à Total, dit "de Montélimar", couvrait une vaste zone de 4.327 km2 du nord de Montélimar jusqu'à Montpellier, sur plusieurs départements dont l'Ardèche, la Drôme et le Gard, centres de la contestation contre le gaz de schiste en France. Les deux autres permis, également situés dans le Midi de la France, étaient détenus par le groupe américain Schuepbach.

BARBARA LEBLANC

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