Total doit choisir entre le Kurdistan et le gisement d'Halfaya

BAGDAD (Reuters) - Les autorités irakiennes ont prévenu Total que la société française doit renoncer à un accord avec la région autonome du Kurdistan irakien ou vendre sa part dans le gisement pétrolier de Halfaya, a indiqué lundi un porte-parole du ministère de l'Energie.

Partager

Total est l'une des sociétés pétrolières étrangères qui ont jusqu'à présent ignoré les mises en garde de Bagdad contre tout accord conclu directement avec les autorités autonomes kurdes.

Le groupe français, qui exploite le site d'Halfaya, dans le sud-est du pays, a annoncé début août avoir signé un accord qui porte sur une prise de participation de 35% dans les blocs de Harir et Safen au Kurdistan irakien, en conflit avec le gouvernement central de Bagdad sur les questions pétrolières.

"L'Irak a officiellement demandé à Total de geler ou d'annuler son contrat avec la région kurde et de respecter la loi irakienne, ou de vendre sa part dans le champ pétrolier de Halfaya", au sud du pays, a déclaré Faiçal Abdallah, porte-parole du vice-Premier ministre en charge de l'Energie, Hussein al-Chahristani.

"Nous avons dit clairement à Total qu'il n'a que deux options. Il n'y a pas d'autre alternative", a-t-il dit.

Ahmed Rasheed, Tangi Salaün pour le service français édité par Nicolas Delame

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS