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L'Usine de l'Energie

Total conteste toute fracturation hydraulique sur le gisement de Lacq

Elodie Vallerey , ,

Publié le

L'ancien Premier ministre Michel Rocard a affirmé que la technique - souvent décriée - utilisée pour l'extraction des gaz de schiste avait été employée par Total sur le gisement de gaz naturel des Pyrénées-Atlantiques.

Total conteste toute fracturation hydraulique sur le gisement de Lacq © Asenvi - Panoramio - Google Maps

"Michel Rocard n'a pas tout à fait tort au sens où on a effectivement amélioré la productivité des puits de la région de Lacq, avec des opérations de stimulation de la roche. Mais c'est différent de ce que l'on entend aujourd'hui par fracturation hydraulique pour les gaz de schiste", assure une porte-parole de Total à l'AFP.

"A l'époque, on a utilisé la technique de stimulation par acidification (pour dissoudre le calcaire, ndrl), dont l'effet était limité autour des puits pour mettre en connexion un réseau de fissures existant", a poursuivi Total pour couper court à la polémique suscitée par les allégations de l'ancien Premier ministre socialiste.

Dans une interview au Monde le 10 novembre, Michel Rocard avait affirmé : "Quand on sait que le gaz de Lacq était extrait par fracturation hydraulique sans dégâts sur place, on s'interroge", argumentant en faveur d'une ouverture à la recherche sur les conséquences de la fracturation hydraulique ou le développement de techniques subsidiaires pour l'exploitation en France des gaz de schiste.

Des affirmations relayées par une autre ex-Premier ministre, François Fillon, le 13 novembre. "Comme Michel Rocard (...) l'a dit il y a quelques jours, le gaz de Lacq était extrait par fracturation hydraulique et ça ne faisait de peine à personne", a-t-il déclaré sur BFMTV-RMC, comme le rapporte l'AFP.

Le gisement gazier français de Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques, est le seul gisement de gaz naturel significatif de France. Les spécialistes prévoient son épuisement fin 2013.

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2 commentaires

Nom profil

16/11/2012 - 16h50 -

Total se fiche du monde : A Lacq dans les années 80, on a utilisé des injections de divers produits pour agrandir les failles et faire circuler le gaz plus facilement. Dans les gaz de schistes on fracture et ensuite on injecte divers produits pour agrandir les failles et faire circuler le gaz plus facilement. Où est vraiment la différence ? (sauf dans le fait qu'à Lacq, les fractures était pré-existantes) Sont-ils en train de nous dire que les produits à Lacq étaient beaucoup moins dangereux que ceux de la fracturation ? Mais ils nous ont déjà dit que ceux de la fracturation sont en réalité inoffensifs ? Ceux de Lacq étaient encore plus inoffensifs que inoffensifs alors ? C'est le retour de la lessive qui lave plus blanc que blanc !
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Nom profil

15/11/2012 - 19h01 -

Avec une facture pétrolière et gazière de plus de 50 milliards €, la France a-t-elle encore les moyens de bouder les gaz et huiles de schistes? Si nos réserves sont à la hauteur des annonces, il y a là le moyen d'équilibrer nos échanges et de réduire la dette.
Alors pourquoi se priver de prospection et pourquoi ne pas développer de nouvelles techniques d'exploitation plus respectueuses de l'environnement. Ce serait en plus un gisement d'emplois.
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