Total affecté par la baisse du pétrole

Le groupe pétrolier a publié des résultats en baisse au premier trimestre 2009. Son bénéfice net a reculé de 35% pour atteindre 2,1 milliards d'euros.

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Le groupe pétrolier français Total a vu son bénéfice net dégringoler de 35% au premier trimestre 2009, à 2,1 milliards d'euros, subissant les effets de la chute du prix du pétrole, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué.

Baisses en valeur. Le baril de pétrole brut, qui était monté jusqu'à 147 dollars à l'été dernier, a perdu plus de la moitié de sa valeur entre le premier trimestre 2008 et le premier trimestre 2009. Il s'est ainsi établi à 44,5 dollars en moyenne sur les trois premiers mois de cette année, contre 96,7 dollars un an plus tôt.

Baisses en volumes. Total a aussi subi le contrecoup des réductions de quota décidées par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui ont obligé la compagnie à réduire sa production d'hydorcarbures dans ces pays. Le groupe a en outre dû procéder à des arrêts de production au Nigeria, en raison de "problèmes d'insécurité", et a connu une baisse de production au Venezuela. La "major" française a ainsi extrait 100.000 barils de pétrole de moins au premier trimestre 2009 à 2,3 millions de barils (-4,5%).

Le groupe a néanmoins profité de la force de l'euro: exprimé en dollars, son bénéfice net recule en effet de 44%.

Total avait dégagé en 2008 le plus gros profit jamais réalisé par un groupe français, à 13,9 milliards d'euros. Le groupe compte toujours investir 18 milliards de dollars en 2009 (13,4 milliards d'euros), soit à peu près autant qu'en 2008. Il avait annoncé le 10 mars une restructuration en France de ses activités de raffinage et pétrochimie, entraînant 555 suppressions de postes d'ici 2013, ce qui avait suscité de vives protestations chez les syndicats et dans la classe politique. Total avait assuré que ce plan ne comprenait aucun licenciement sec.

Dans son activité de raffinage, le groupe réalise un très bon premier trimestre, avec un bénéfice opérationnel presque doublé à 600 millions d'euros, grâce notamment à des marges de raffinage en hausse de 41% sur un an.

La santé de la branche chimie est en revanche très dégradée: elle affiche une perte opérationnelle de 32 millions d'euros en raison de "la faiblesse de la demande mondiale".

A.L.

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