Total a vu ses bénéfices chuter en 2013

Les bénéfices de Total ont baissé de 20% à 8,4 milliards d'euros en 2013, plombés par une hausse des charges d'exploration et l'effondrement des marges de raffinage en Europe, et le géant pétrolier français n'est pas parvenu à augmenter sa production d'hydrocarbures comme il l'espérait.

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Total a vu ses bénéfices chuter en 2013

Total a annoncé mercredi 12 décembre son intention de réduire ses coûts et confirmé la baisse de ses investissements, le groupe misant également sur la hausse de sa production pour améliorer sa génération de trésorerie.

La troisième compagnie pétrolière européenne par la capitalisation boursière, derrière Royal Dutch Shell et BP, dont les résultats ont baissé au quatrième trimestre, prévoit pour cette année un budget d'investissements organiques de 26 milliards de dollars, contre 28 milliards en 2013.

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Total a également fait savoir dans un communiqué que tous ses secteurs étaient "mobilisés pour maîtriser leurs investissements et réduire leurs coûts opératoires".

Son budget d'exploration va toutefois rester stable à 2,8 milliards de dollars cette année, le groupe prévoyant des forages "à forts enjeux" au Brésil, en Angola, en Côte d'Ivoire et en Afrique du Sud.

En s'appuyant sur la baisse à venir des investissements, sur des démarrages des projets de l'amont et sur la restructuration de ses activités dans l'aval, il estime son flux de trésorerie disponible devrait atteindre avant dividende environ 10 milliards de dollars en 2015 et 15 milliards en 2017 (contre 2,6 milliards en 2013).

En matière de production, il a confirmé viser un niveau de 2,6 millions de barils équivalent pétrole par jour en 2015 et un potentiel de 3 millions de barils en 2017.

Alors que Shell et BP ont respectivement annoncé des baisses de production de 5% et de 1,9% au quatrième trimestre, Total enregistre un chiffre de 2,284 millions de barils, soit un recul de 0,5%.

Total n'a en particulier pas pu bénéficier de la production du gisement pétrolier géant de Kashagan, au Kazakhstan, interrompue en octobre deux semaines après son démarrage en raison d'une fuite de gaz.

LES CESSIONS PROGRESSENT

Sur l'ensemble de 2013, sa production est restée stable à 2,299 millions de barils alors que le groupe espérait il y a un an une croissance de 2% à 3%.

Total propose un dividende de 0,61 euro par action au titre du quatrième trimestre 2013, en hausse de 3,4%.

Hors exceptionnels, son bénéfice net s'est élevé à 2,5 milliards d'euros (-19%) au quatrième trimestre 2013, pour un chiffre d'affaires de 47,8 milliards (-4%), tandis que son résultat net part du groupe a atteint 1,6 milliard (-31%).

Sur l'ensemble de 2013, Total enregistre un résultat net ajusté de 10,7 milliards d'euros, en baisse de 12%, en raison notamment de son secteur Amont, pénalisé par un mix de production moins favorable et des coûts plus élevés.

Son bénéfice net part du groupe annuel ressort pour sa part en baisse de 20% à 8,4 milliards d'euros, marqué en particulier par une perte liée à la cession d'une participation dans un projet dans les sables bitumineux canadiens.

Total a en outre cédé 13 milliards de dollars d'actifs à fin 2013 dans le cadre d'un programme de 15 à 20 milliards pour la période 2012-2014 et pense atteindre voire dépasser cette année son objectif.

Exxon Mobil, première compagnie pétrolière cotée en Bourse en termes de capitalisation, a de son côté publié fin janvier des résultats inférieurs aux attentes tandis que Chevron annonçait des prévisions jugées décevantes à Wall Street. et

Shell a pour sa part annoncé vouloir céder des actifs et réduire ses dépenses et BP a annoncé un net recul de ses résultats trimestriels, notamment en raison de la faiblesse de ses performances dans le raffinage. et

L'action Total progressait de 1,8% à 44,365 euros à 9h12, affichant la plus forte capitalisation boursière de la Bourse de Paris (105,4 milliards d'euros). Le titre est en léger repli depuis le début de l'année (-0,5%) après une hausse de 14% en 2013.

Le groupe a également annoncé qu'il présenterait désormais ses comptes en dollars et non plus en euros.

Avec Reuters

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