Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Toshiba booste ses investissements dans sa nouvelle usine de mémoires flash 3D

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Pour répondre à la forte demande du marché, le groupe japonais d’électronique Toshiba a décidé d’accroitre son investissement d’équipement de sa nouvelle usine de mémoires flash 3D de 1 milliard de dollars. La mise en service est programmée pour l’été 2018. Mais la participation de Western Digital n'est pas acquise.

Toshiba booste ses investissements dans sa nouvelle usine de mémoires flash 3D
L'usine Fab 6 de mémoires flash NAND de Toshiba, au Japon
© Toshiba

Aux abois sur le plan financier, Toshiba ne baisse pas pour autant les bras dans ses mémoires flash 3D. Une activité qu’il est en train de vendre à un consortium mené par le fonds d’investissement américain Bain Capital. Au contraire, le groupe japonais d’électronique a décidé de booster de 110 milliards de yens, l’équivalent de 1 milliard de dollars, son investissement d’équipement de sa nouvelle usine Fab 6, à Yokkaichi, au Japon.

Puces flash 3D à 96 couches

La construction de cette usine a été lancée en mars 2016 conjointement avec Western Digital, le partenaire de Toshiba dans la production de puces flash NAND, avec un investissement prévisionnel de 360 milliards de yens, l’équivalent de 3,2 milliards de dollars, en trois ans. Elle sera dédiée à la fabrication de mémoires flash NAND 3D. Elle devrait démarrer à l'été 2018 avec la fabrication de puces flash à 96 couches de stockage de données, alors que les produits les plus avancés actuellement superposent 64 couches.

Toshiba justifie l’accélération de son effort par l’accroissement de la demande des mémoires flash NAND pour des applications dans les datacenters, les PC ultraportables et les smartphones. Depuis le second semestre 2016, ces puces connaissant une pénurie sur le marché qui en fait flamber les prix. Une situation de crise qui devrait perdurer jusqu’à la fin de 2018, selon le cabinet d’études de marché TrendForce, et dont le groupe japonais veut profiter pour réduire son retard sur le coréen Samsung Electronics qui domine à 37% le marché mondial.

Tensions avec Western Digital

Seulement voilà : depuis le choix du consortium mené par Bain Capital pour le rachat des mémoires flash NAND de Toshiba, les relations avec Western Digital se sont à nouveau tendues.  Officiellement, Toshiba laisse la porte ouverte à une participation du groupe américain à son nouvel investissement. Mais cette brouille risque de les pénaliser dans leur objectif commun de tenir la course avec Samsung Electronics. Selon Trendforce, à eux deux, ils représentent 36% du marché mondial.  Dans les mémoires flash NAND 3D, ils en sont aujourd’hui à 20% de leur production totale, là où le géant coréen de l’électronique est à 50%.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus