Tom Enders, PDG d’EADS

Publié le

Tom Enders, PDG d’EADS

Tom Enders, PDG d’EADS

Tom Enders et les tutelles, c’est conflictuel. Tout avait pourtant bien démarré. Avant de faire carrière dans l’industrie, cet officier de réserve a travaillé pour le ministère de la Défense allemand, comme responsable de la planification des personnels. Mais depuis, les relations se sont compliquées. Coprésident d’EADS en 2005, puis PDG d’Airbus en 2007, le futur patron du groupe a mesuré les dégâts causés par l’interférence des gouvernements, notamment quand le programme industriel de l’A 380 a viré au cauchemar industriel. Depuis, il a un objectif : faire d’EADS une entreprise normale, à l’abri des oukases gouvernementaux, qu’ils viennent de Paris ou de Berlin. Pas simple. Son projet de fusion avec BAE Systems a échoué du fait de l’obstruction des États. L’Allemagne, en particulier, craignait des restructurations dommageables pour son industrie de défense. « Major Tom », comme on le surnomme, a mis à profit cet échec. Désormais, la France et l’Allemagne n’ont plus de pouvoirs exceptionnels d’actionnaires. Autre signe de cette indépendance : l’installation du siège d’EADS à Toulouse (Haute-Garonne), loin de Berlin et de Paris, malgré les critiques outre-Rhin.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte