Tokyo exige de Takata une enquête sur ses airbags

Le ministre des Transports japonais a dit le 21 novembre avoir ordonné à l'équipementier automobile Takata de procéder à une enquête sur des airbags défectueux considérés comme étant à l'origine de plusieurs morts et qui ont déjà donné lieu à des millions de rappels de véhicules à travers le monde.

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Tokyo exige de Takata une enquête sur ses airbags

Le ministre nippon des Transports japonais a ordonné à l'équipementier Takata d'enquêter sur des airbags défectueux considérés comme étant à l'origine de plusieurs morts, qui ont donné lieu à des millions de rappels de véhicules à l'international. Normalement, le ministère fait confiance aux entreprises pour qu'elles fassent état d'incidents éventuels et procèdent à des rappels.

Mais, dans le cas de Takata, les autorités ont décidé de s'adresser directement à la société, démarche inhabituelle qui souligne la gravité du cas. "Nous traitons ce dossier en ordonnant directement à Takata de procéder à une enquête sur les incidents impliquant un airbage défectueux et nous attendons des réponses", a dit Akihiro Ohta lors d'une conférence de presse.

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16 millions de véhicules à travers le monde

Environ 16 millions de véhicules équipés d'airbags fabriqués par Takata ont été rappelés à travers le monde, dont plus de 10 millions aux Etats-Unis, où le groupe japonais est visé par une enquête pénale en raison du rôle présumé joué par ses airbags dans la mort de cinq, voire six personnes.

Il y a une semaine, Honda Motor a étendu le rappel de ses véhicules à travers le monde après l'annonce du décès d'un automobiliste en Malaisie à cause d'un airbag défectueux fourni par Takata. Des responsables de Takata et de Honda, principal client de l'entreprise, ont été entendus le 20 novembre par le Sénat américain, lors d'une audition.

un problème de composition chimique

Tout en s'excusant à cette occasion pour les morts et les blessés provoqués par des airbags qui ont explosé avec trop de force, Takata a dit s'interroger sur sa capacité à pouvoir remplacer suffisamment vite ses produits défectueux. Le 12 novembre, Takata a dit avoir modifié la composition chimique de l'actionneur de ses airbags, ajoutant que dans certaines circonstances, la version originale du générateur de gaz pouvait provoquer un déclenchement de l'airbag avec une force excessive et projeter des pièces métalliques dans l'habitacle.

Selon plusieurs données concordantes, les airbags défectueux auraient été fabriqués dans une usine de Takata au Mexique, en 2001 et 2002 puis à nouveau en 2012. En toute fin de séance à la Bourse de Tokyo, le titre Takata gagnait 8,5%, ce qui n'empêche pas la valeur d'accuser un repli de près de 59% depuis le début de l'année.

Avec Reuters

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