Tiru met en service une unité de méthanisation-compostage à Chagny

La filiale d’EDF, Tiru, retenue par le syndicat mixte d'élimination et de traitement des déchets de Saône-et-Loire, exploitera cet équipement qui répondra à un tiers des besoins énergétiques du fabricant de tuiles Terreal.

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Tiru met en service une unité de méthanisation-compostage à Chagny

Ecocea, l’unité de tri-méthanisation-compostage (12 000 mètres carrés) réalisée par Tiru, une filiale d’EDF, sous la forme d’un contrat de conception, réalisation et exploitation, représente un investissement de 41 millions d’euros. Opérationnelle mercredi 21 janvier, elle génère la création de 17 emplois. L’équipement transformera 73 000 tonnes d’ordures ménagères en compost et en biométhane. Une aubaine pour le syndicat mixte d'élimination et de traitement des déchets de Saône-et-Loire (315 000 habitants) qui réduira ainsi la mise en décharge et joue sur la fibre écologique.

Tiru utilise le procédé du belge OWS, une technologie par voie sèche et traitement vertical : les digesteurs où les bactéries anaérobies transforment les matières organiques en biogaz sont de hauts silos de plusieurs dizaines de mètres. La totalité de la production - 2,6 millions de normaux mètres cubes (Nm3) - est destinée au fabricant de tuiles Terreal implanté juste en face.

Dix ans de patience

Ce biométhane distribué via le réseau GRTgaz, satisfera un tiers des besoins en énergie de l’industriel pour alimenter ses fours. Les 27 000 tonnes de compost seront utilisés par l’agriculture locale grâce à un contrat avec la coopérative Bourgogne du Sud.
Pour financer cette opération, le syndicat mixte d'élimination et de traitement des déchets de Saône-et-Loire a emprunté auprès d'un consortium de banques, regroupant la Banque européenne d'investissement, la Caisse des dépôts, la Caisse d'épargne Bourgogne-Franche-Comté, le Crédit agricole et la Banque postale Centre-Est. Il bénéficie toutefois de subventions à hauteur de 4,3 millions d’euros. Le fonctionnement est estimé à 4 millions d'euros annuels et les recettes à 2,5 millions d'euros, dont près de 2 millions par la vente du biogaz à Terreal. Ce projet, longtemps contesté, aura mis dix ans à sortir de terre.

Didier Hugue

DIDIER HUGUE

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