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Tilly-Sabco va finalement poursuivre sa production en janvier

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Ouf de soulagement dans la filière avicole export. L’autorisation donnée à la France par la Commission européenne de débloquer 15 millions d’euros pour compenser la perte des aides à l’exportation de poulets va permettre au volailler breton Tilly-Sabco de poursuivre son activité et au groupe Doux de valider son plan de continuation le 26 novembre.

Tilly-Sabco va finalement poursuivre sa production en janvier

Les poulets français surgelés vont pouvoir reprendre le chemin du Moyen-Orient. Le 22 novembre, le commissaire européen à l'Agriculture, Dacian Ciolos, a finalement autorisé la France à débloquer 15 millions d’euros pour permettre à la filière des volailles export de compenser la fin des restitutions européennes à l’export, décidée en juillet. Ces aides seront versées directement aux éleveurs, par le biais de la Politique agricole commune (Pac).

Pour les deux groupes bénéficiaires, les bretons Doux et Tilly-Sabco, il s’agit véritable d’une bouée de sauvetage pour maintenir leur activité. Tilly-Sabco avait annoncé le 31 octobre qu’il allait suspendre sa production à partir de janvier, étant incapable, sans aide, de lutter face à la concurrence des prix des volailles brésiliennes.

Le plan de continuation de Doux déposé le 26 novembre

Dans une déclaration à l’AFP, le PDG du volailler qui emploie plus de 300 salariés à Guerlesquin (Finistère), Daniel Sauvaget, a indiqué qu'il allait poursuivre son activité en janvier, se disant "satisfait" des dispositifs décidés le 22 novembre à Bruxelles pour aider les exportateurs de poulets français à sortir de l'impasse. "Les 15 millions vont venir à l'intention des partenaires amont et devraient permettre de nous fournir à un prix économiquement viable par rapport à nos conditions de marché", a poursuivi Daniel Sauvaget, insistant toutefois sur le fait qu'il réservait sa décision finale à la mise en place effective du dit dispositif.

Dans le même temps, cette annonce devrait donner suffisamment de garanties au groupe Doux pour lui permettre de sortir de sa période de redressement judiciaire. Il doit présenter le 26 novembre son plan de continuation au tribunal de commerce de Quimper, après la finalisation ce 25 novembre d’un accord de reprise avec le groupe saoudien Almunajem, son premier client, qui prend 25 % du capital et la holding de la famille Calmels D&P qui devient l'actionnaire majoritaire du Groupe Doux avec 52,5%. La famille Doux ne détient plus que 22,5%, contre 80 % jusqu’à présent.

Adrien Cahuzac

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