Tilly Sabco demande d’échelonner la fin des aides à l’export

La PME bretonne, spécialisée dans l’export de volailles, milite sur une sortie échelonnée du système des aides à l’export entre 2015 et 2020, selon un financement tripartite.

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Tilly Sabco demande d’échelonner la fin des aides à l’export

"D’accord pour un arrêt des aides à l’exportation, mais négocions cette sortie dans le temps", demande Daniel Sauvaget, le PDG de Tilly Sabco. Le PME bretonne de 332 salariés, basée à Guerlesquin (Finistère) est le second exportateur européen de volailles sur le Moyen-Orient, derrière le groupe Doux, avec 75 000 tonnes vendues en 2013, contre 64 000 en 2012. Mais ces exportations ne sont aujourd’hui possibles que grâce à des aides ou restitutions, permettant d’arriver au même prix que les volailles brésiliennes. "Le différentiel de coût entre le Brésil et la France est de 350 euros par tonne. Il devrait se réduire à 250 euros d’ici à 2020", estime Daniel Sauvaget, qui mise notamment sur le renchérissement progressif des coûts de production dans le pays sud-américain.

21 millions d’investissements proposés

Mais ces aides à l’exportation sont aujourd’hui menacés. Déjà Bruxelles les a faites passer de 325 euros la tonne à 108 euros en janvier. Et la Commission européenne compte bien les arrêter au plus tard le 1er janvier 2015. "Nous sommes d’accord pour changer de modèle, mais laissons-nous le temps de nous adapter jusqu’en 2020", plaide le PDG de Tilly Sabco.

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Pour ne pas condamner à la disparition son entreprise, qu’il a sauvé de la faillite en 2007, Daniel Sauvaget propose aux pouvoirs publics de gommer le différentiel actuel de 350 euros/ tonne selon trois sources financements. "Nous pouvons prendre un charge un tiers du handicap actuel de compétitivité par nos propos moyens, en réduisant notre marge opérationnelle et en investissant 21 millions d’euros dans notre outil industriel pour gagner en productivité, tandis que des négociations sont en cours pour que les éleveurs puissent absorber aussi un tiers de l’écart", estime le PDG de cette entreprise a qui a réalisé 136 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012

Un fonds d’adaptation dégressif

Restent encore 110 à 120 euros/tonne à gommer. Le dirigeant milite pour la mise en place un "fonds d’adaptation dégressif" de 2015 à 2020. "Le financement pourrait provenir de l’Europe, sur le modèle des fonds d’adaptation à la mondialisation qui existent déjà dans d’autres secteurs, insiste-t-il, et le pilotage serait assuré par la France". Même si il ne peut réellement compter pour l’heure sur l’appui de son compatriote Doux, dans l’attente d’une nouvelle décision sur son avenir à la rentrée, Daniel Sauvaget, affirme avoir déjà sensibilisé il y a quelques mois, les ministres Stéphane Le Foll et Guillaume Garot à ce sujet.

"Cette proposition faisait d’ailleurs partie du plan d’actions pour la filière volailles dévoilé par le délégué interministériel Alain Berger en mars", souligne-t-il. Reste que la décision devra passer d’abord par l’Europe. Pas avant la rentrée de septembre probablement.

Adrien Cahuzac

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