Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Tilly-Sabco au chômage technique à Guerlesquin

, , , ,

Publié le

L’abattoir de Guerlesquin (Finistère), spécialisé dans la transformation de volailles pour le grand export, a mis son personnel au chômage technique. Son fournisseur a arrêté ses approvisionnements en poulets. Dans 40 à 50 jours, le site de Tilly-Sabco ne disposera plus du tout de matière première.

Tilly-Sabco au chômage technique à Guerlesquin © DR

Tilly-Sabco est au bord du gouffre ! L'abattoir situé à Guerlesquin (Finistère) risque de ne plus disposer de matières premières. Le groupe coopératif Triskalia (Landerneau, Finistère) a décidé de ne plus approvisionner les 100 éleveurs qui travaillent pour Tilly-Sabco en nouveaux poussins. Leurs poulaillers se vident progressivement. Dans 40 jours, - période qui correspond à l’élevage d'une volaille - , ces éleveurs ne pourront plus fournir l’abattoir en poulets.

L’argument avancé par Triskalia pour ne plus respecter son contrat est le manque de garanties financières de la part de son client Tilly-Sabco. Pourtant, il vient de bénéficier d'un accompagnement de 3,8 millions d'euros via un contrat de fiducie, signé avec la Région Bretagne, la CCI de Morlaix et l'Etat.

Forte concurrence brésilienne

Tilly-Sabco emploie à ce jour 340 salariés qui accumulent depuis le début de l'année les journées de chômage technique. L'abattoir fonctionne seulement 2 à 3 journées par semaine. Aujourd’hui, l'entreprise vend la quasi-totalité de ses volumes au Moyen-Orient mais elle perd actuellement 300 euros par tonne de volaille. La raison est double : la parité monétaire et la forte concurrence brésilienne dont les produits sont vendus à un prix nettement plus compétitif.

Jusqu'à l'année dernière, Tilly-Sabco bénéficiait d'aides européennes (les restitutions) qui lui permettaient d'atteindre ses marchés et de rentabiliser son outil industriel. La Commission européenne a décidé de mettre un terme à ces aides, et l'Etat français ne peut juridiquement pas s'y substituer.

A la recherche d'un partenaire

Pour sauver Tilly-Sabco, l'arrivée dans les prochaines semaines d'un partenaire financier et industriel parait indispensable. Un investisseur du Moyen-Orient aurait été approché mais n'a manifestement pas encore donné suite. L'Etat surveille de près la situation de l'abatteur breton, car sa disparition aurait des conséquences très lourdes sur les élevages, le transport terrestre et le port de commerce de Brest d'où partent les conteneurs de volailles congelées.

Stanislas du Guerny

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle