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L'Usine de l'Energie

TIGF se rêve en producteur de biométhane

Aurélie Barbaux , , , ,

Publié le

Le transporteur et stockeur de gaz français TIGF veut se diversifier. Il va investir dans les installations de biométhane de son territoire et s’intéresser de près au captage de CO2.

TIGF se rêve en producteur de biométhane © Olivier-Robinet

GRTGaz n’est pas le seul transporteur de gaz en France. Héritage de l’exploitation du gaz de Lacq par Total, le quart sud-ouest de la France à son propre transporteur de gaz, TIGF, aujourd’hui indépendant. Il gère 5 134 km de canalisations, qui s’étendent de Bayonne à Aurillac en passant par Bordeaux, Toulouse et Perpignan, et 24 % des capacités françaises de stockage de gaz.

L’entreprise, qui a réalisé 467 millions de chiffres d’affaires en 2016, emploie 582 personnes. Son capital est détenu à 40 % par Snam, un homologue italien, à 31,5 % par le fonds singapourien GIC, à 10 % par Predica et à 18 % par EDF Invest. Si le nombre de ses clients pour le transport et le stockage ne cessent de croître, l’entreprise est confrontée à un marché du gaz qui ne devrait pas progresser en volume d’ici à 2025. En revanche, Dominique Mocky, directeur général de TIGF depuis un an, est persuadé que le gaz est un vecteur majeur de la transition énergétique et qu’il pourra remplacer le charbon, mais aussi le fioul et le diesel. Il veut que TIGF participe à cette dynamique autrement qu’en transportant ou stockant du gaz. Et il a fixé comme objectif à l’entreprise de présenter un bilan environnemental positif d’ici 2025.

Promouvoir le bioGNV

Pour y parvenir, il a établi un plan de d’action et défini une nouvelle organisation au 1er septembre, qui voit la création d’un pôle stratégie et innovation de 6 personnes. Voulant ancrer TIGF dans l’économie circulaire sur son territoire, Dominique Mocky a annoncé qu’il allait investir dans une nouvelle installation agricole de biométhane par an à hauteur de 15 % à 20 % de l’investissement. "On aimerait aller au-delà, mais la régulation nous interdit d’être producteur", observe le dirigeant, qui ne cache pas son souhait de voir cette interdiction levée. Dominique Mocky veut aussi investir dans la réutilisation du bio méthane en bioGNV (gaz naturel véhicule), et compte s’engager à défendre son utilisation dans des flottes de véhicule. "Dans ce domaine, notre ambition n’est plus uniquement régionale, mais aussi nationale. Nous voulons faire le lien entre le stockage et le réseau de transport", explique-t-il.

Le captage de CO2 comme un service

Dominique Mocky croit aussi beaucoup à l’économie circulaire : "On parle de biométhane, mais à partir du moment où on peut mettre en place une installation comme Jupiter 1000 (démonstrateur visant à fabriquer du méthane de synthèse à partir d’hydrogène vert et de CO2 capté chez un industriel), pourquoi ne le ferait-on pas à l’échelle industrielle ?" TIGF pourrait ainsi proposer des services de captage de CO2 aux clients industriels à qui il livre du gaz, tout en devenant, là encore, producteur de gaz, de synthèse cette fois. C’est un peu tôt. La législation ne lui permet pas. Mais, en pleine transition énergétique et devant l’urgence climatique, les règles pourraient changer plus vite qu’on le croit.

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