Tiffany veut se donner jusqu'à novembre pour finaliser son rachat par LVMH

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Publié le , mis à jour le 26/08/2020 À 07H08

Le rapprochement géant entre LVMH et Tiffany pourrait être retardé de trois mois. La date butoir de la transaction était fixée au 24 août.

Tiffany veut se donner jusqu'à novembre pour finaliser son rachat par LVMH
L'acquisition de Tiffany représente la plus grosse opération jamais menée par LVMH.
© Tiffany

Actualisation du mercredi 26 août : Tiffany a confirmé mardi 25 août sa volonté de reporter au 24 novembre la date butoir pour la finalisation de son rachat par LVMH, dans un avis transmis à la SEC, l'autorité des marchés financiers aux États-Unis. Le joaillier américain précise avoir été informé par LVMH que ce dernier se réservait le droit de contester la validité de ce report.

Le géant du luxe LVMH et le joaillier américain Tiffany pourraient se donner trois mois supplémentaires pour mener à bien leur projet de rapprochement. La transaction ne s'est pas clôturée à la date du 24 août fixée dans les termes de l'accord, a appris Reuters d'une source au fait des discussions.

LVMH, propriétaire de Louis Vuitton, avait conclu en novembre 2019 un accord pour racheter l'emblématique joaillier américain pour 16,2 milliards de dollars (13,7 milliards d'euros), la plus importante acquisition de son histoire.

Les discussions prolongées de trois mois mois ?

Les deux groupes ont fixé au 24 août la première date butoir pour conclure l'opération mais avec la possibilité pour l'une des parties de repousser cette échéance jusqu'au 24 novembre au plus tard, d'après un document transmis par Tiffany au gendarme boursier américain (Securities and Exchange Commission, "SEC") un peu plus tôt dans l'année.

Tiffany a recours à cette option, prolongeant les discussions jusqu'à trois mois supplémentaires, selon la source de Reuters. Un porte-parole de LVMH n'a pas souhaité faire de commentaire. Tiffany n'était pas joignable dans l'immédiat.

L'accord de l'Europe encore attendu

Le projet de rachat n'a pas encore reçu toutes les autorisations nécessaires, en particulier de la part de l'Union européenne. Depuis l'annonce de l'accord, LVMH s'est interrogé sur l'opportunité de le renégocier, au vu notamment de l'impact de l'épidémie de coronavirus sur l'activité de Tiffany, ont dit des personnes au fait du dossier à Reuters en juin. Mais au final, LVMH a renoncé à renégocier le prix d'acquisition.

Avec Reuters (Greg Roumeliotis, Gwénaëlle Barzic, Melissa Fares et Christian Lowe, édité par Jean-Michel Bélot)

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