ThyssenKrupp Elevator supprime 258 postes à Angers

Baisse de l’activité dans le bâtiment, concurrence accrue, contraintes réglementaires… Le troisième ascensoriste mondial ThyssenKrupp Elevator est en surcapacité à Angers (Maine-et-Loire). Il congédie 57 % de l'effectif.

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ThyssenKrupp Elevator supprime 258 postes à Angers
Site de Saint-Barthélémy d'Anjou, près d'Angers (Maine-et-Loire).

Le fabricant d'ascenseurs ThyssenKrupp Elevator Manufacturing France (TKEMF) va supprimer plus de la moitié de ses effectifs à Saint-Barthélémy d'Anjou, près d'Angers (Maine-et-Loire), soit 258 emplois sur les 450 que compte encore cette usine, emblématique de l'industrie angevine, avec sa tour blanche et ses 3,2 hectares de bâtiments.

La menace, qui couvait depuis quelque temps, a été confirmée jeudi 25 septembre, lors d'un comité d'entreprise. L'usine, spécialisée dans la tôlerie fine et les cabines, est "pénalisée depuis plusieurs années par le déclin du marché du bâtiment, un cadre réglementaire défavorable et une pression concurrentielle accrue", fait savoir le groupe.

Le troisième ascensoriste mondial évoque une "détérioration significative" de sa situation économique. La baisse continue du marché des nouvelles installations a entraîné "une chute du chiffre d’affaires du site d’Angers de 26 % au cours des six dernières années et d’importantes surcapacités de production."

S'adapter au marché

TKEFM affichait en 2013 une perte nette de 3,4 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 117,5 millions d'euros. En 2012, la perte s'élevait à 12 millions d'euros. Pour sauvegarder sa compétitivité, ThyssenKrupp estime devoir "adapter rapidement son organisation et ses moyens aux nouvelles conditions et demandes du marché." Le périmètre d'activité de l'usine angevine sera resserré sur la "production de solutions de modernisation" pour la France et l'export, la distribution d'ascenseurs neufs ainsi que l’ingénierie, la commercialisation, le suivi des commandes et l’après-vente pour la France et le Benelux.

Pour les syndicats, l'ampleur du plan social est telle que l'on peut douter de la pérennité du site à moyen terme. Les salariés s'attendaient à une expertise des sites au plan européen avant que l'industriel ne prenne sa décision. Angers est à priori le seul site pour l'instant concerné. L'usine, qui existe depuis 70 ans, a culminé à 600 salariés pour une production de 4 000 ascenseurs par an, redescendue à près de 2 200 l'an dernier.

Emmanuel Guimard

Emmanuel Guimard (Pays de la Loire)

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