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Thomson revoit sa copie dans les écrans plats

Publié le

Le groupe français ferme un centre de recherche & développement sur le plasma et se concentre sur la technologie Oled.

Thomson poursuit sa restructuration. Six mois après la fermeture de son centre de Cesson-Sévigné (Ile-et-Vilaine), le groupe français récidive en annonçant la cessation d'activité de son site de Moirans, dans l'Isère. « C'est une décision brutale et injustifiée. Les salariés ne s'y attendaient absolument pas », réagit Lionel Thavot, délégué syndical CFDT. Spécialisé dans la recherche & développement sur les technologies d'écrans plasma et d'Oled (diodes organiques électroluminescentes), le centre de Moirans emploie environ 70 personnes. Vingt d'entre elles devraient être transférées sur le site de Rennes. « Au final, nous craignons qu'une cinquantaine d'employés ne soient licenciés », indique Lionel Thavot.

Rupture de partenariat

En fait, cette nouvelle fermeture illustre le changement de stratégie de Thomson dans les écrans. « Nous remettons tout à plat », souligne Stéphane Rougeot, porte-parole du groupe. Première victime de cette restructuration : la recherche et le développement sur le plasma. Si elle n'est pas complètement abandonnée - une équipe est conservée à Villingen, en Allemagne -, elle se limite dorénavant à la seule partie électronique des afficheurs. Une décision qui fait suite à la rupture de l'accord avec NEC, au début de l'année dernière. À l'origine, ce partenariat devait aboutir à la fabrication par le groupe japonais d'écrans conçus avec Thomson. « Nous devions prendre une participation dans l'usine de NEC qui produirait les écrans, mais il s'est avéré qu'elle ne serait pas assez profitable. Nous avons préféré nous retirer du projet », explique-t-on chez Thomson. D'après nos informations, le groupe viendrait de trouver un nouveau partenaire.

Un pari à trois ou cinq ans

Pour compenser sa présence anecdotique dans les afficheurs plasma, l'entreprise d'électronique professionnelle et grand public mise désormais sur la technologie des Oled et son centre de développement de Rennes. Certes, cette technologie est encore cantonnée aux appareils de petite taille (téléphones portables, assistants personnels, etc.). « C'est un marché de niche », souligne un analyste. En 2002, les ventes n'ont pas dépassé 85 millions de dollars dans un marché des écrans plats estimé à plus de 30 milliards de dollars. Mais Thomson compte sur un développement de la technologie à mesure qu'elle s'adaptera à des écrans plus grands. « C'est un pari à trois ou cinq ans », explique Stéphane Rougeot. Selon le cabinet spécialisé DisplaySearch, le chiffre d'affaires généré par les afficheurs Oled devrait atteindre trois milliards de dollars en 2007.

Reste que, d'ici là, Thomson ne pourra se reporter sur ses propres développements pour investir le marché des très prometteurs écrans à cristaux liquides (LCD). Le français, qui reste l'un des leaders mondiaux dans les tubes cathodiques, a en effet choisi de ne pas fabriquer lui-même ses téléviseurs LCD, préférant les acheter à des fournisseurs asiatiques. Une stratégie de « simple revendeur », dénoncée par les syndicats.

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