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Quotidien des Usines

Thomson fragilisé par ses tubes cathodiques

Publié le

Victime de la concurrence des industriels chinois, le groupe taille dans son activité composants.

Les entreprises citées

Les restructurations s'accélèrent chez Thomson. Après la fermeture, le 23 mai dernier, de son site de Moirans (Isère), le groupe français va stopper l'activité de deux lignes de production et supprimer 800 emplois dans son usine de tubes cathodiques de Marion (Indiana), aux Etats-Unis. La société dirigée par Charles Dehelly renonce également à investir dans un nouveau four à verre pour son site de Circleville, dans l'Ohio.

Annoncées lors du comité d'administration du 12 juin, ces mesures ont été justifiées par l'ampleur des pertes de la division composants qui devraient atteindre 70 à 80 millions d'euros en 2003. Conséquence directe : Thomson a revu à la baisse sa prévision de marge opérationnelle à 6,5 %, contre 7,5 % espérés.

En fait, le groupe doit composer avec la faiblesse de son activité tubes cathodiques aux Etats-Unis. Depuis la fin 2001 et l'entrée de leur pays dans l'OMC, les fabricants chinois y exportent en masse leurs modèles. Du coup, les industriels américains réduisent leurs commandes de tubes à des fournisseurs comme Thomson. Facteur aggravant : le marché lui-même régresse Outre-Atlantique. « En volume, il devrait encore baisser de 20 à 25 % cette année », estime un analyste d'une banque française.

Ces difficultés locales se doublent de l'incapacité du groupe à maintenir la profitabilité de sa branche composants dans le reste du monde. Malgré les 215 millions d'euros alloués depuis 1999 à la restructuration de son activité tubes, Thomson a ainsi vu passer sa marge opérationnelle de 15,5 % en 2000 à 5,3 % l'an dernier. « Elle va encore baisser cette année », souligne un analyste.

A la recherche d'un partenaire chinois

Acculé, Thomson tente désormais de s'implanter sur le marché chinois, le plus important du monde. Il vient d'ailleurs de signer un accord avec le groupe Changhong, à qui il livrera deux millions de tubes cathodiques.

Le groupe cherche également à regrouper ses usines de téléviseurs avec un acteur chinois tel Konka, TCL ou Haier (voir « L'Usine Nouvelle », n°2868). Ce qui lui permettrait d'obtenir une taille critique tout en limitant les effets des variations de la demande. Thomson souhaite toutefois conserver la maîtrise du design et de la distribution. Entamées au début de cette année, les négociations avec les fabricants chinois n'ont toujours pas abouti. Le groupe français espère quand même signer un accord dans le courant de 2003.

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