L'Usine Aéro

Thomas Pesquet, le numéro 10 de l’équipe spatiale française

Pierre Monnier ,

Publié le

En novembre 2016, le français de 37 ans s’envolera pour la mission Proxima. Il passera six mois dans la station spatiale internationale. Thomas Pesquet remplira plusieurs types de missions portant sur la physiologie humaine, l’environnement spatial, la physique des fluides, la physique fondamentale et l’éducation.


Thomas Pesquet est le plus jeune astronaute européen. Photo : ESA

Il a été choisi parmi 8 413 candidats. Thomas Pesquet va devenir, en novembre 2016, le dixième astronaute à partir en mission dans l’espace. L’ingénieur aéronautique du centre national d’études spatiales (CNES), devenu pilote de ligne pour Air France en 2006 et cumulant plus de 2 000 heures de vol, va intégrer pendant six mois la station spatiale internationale (ISS).

Une mission au nom toulousain

A seulement 37 ans, Thomas Pesquet est le plus jeune européen à être retenu pour participer à une mission spatiale. Le français est un touche-à-tout puisqu’il est ceinture noire de judo et joue du saxophone, des facultés dont il ne devrait pas avoir besoin dans l’espace. Du moins pas autant que sa maîtrise de six langues, un atout pour communiquer avec ses collègues russes ou américains.

1 300 propositions de nom avaient été proposées, dans le cadre d’un concours, pour baptiser la mission qu’effectuera Thomas Pesquet. "Proxima" est la proposition de Samuel Plagnas, un enfant de 13 ans vivant à Toulouse. "À cause de sa proximité, on a souvent présenté Proxima Centauri comme la destination la plus logique pour un premier voyage interstellaire", explique le jeune garçon, "mais Proxima rime aussi avec proximité et évoque l'idée que les vols habités ont des retombés directes pour les gens sur Terre".

Six mois d’expériences scientifiques

Durant son voyage dans l’espace, Thomas Pesquet aura de quoi s’occuper. A ce jour, le programme de l’ESA, l’agence spatiale européenne, et du CNES comptabilise 55 expériences. Ainsi, le jeune astronaute sera connecté à une tablette pour collecter des données relatives à la physiologie humaine. Everywear, l’application développée par de jeunes entreprises françaises innovantes, permettra d’étudier une fois sur terre : les déplacements à bord de l’ISS, le suivi nutritionnel ou encore la qualité du sommeil. Ces études serviront, notamment, à définir de façon très précise et à long terme les besoins alimentaires des astronautes lors des vols de longue durée, tel celui pour rejoindre Mars.

Une autre mission consistera à tester la théorie de la gravitation d’Albert Einstein, selon laquelle la gravité a une influence sur l’écoulement du temps. Pour mesurer le temps avec une exactitude et une stabilité inégalées, Pharao (pour projet d’horloge atomique par refroidissement d’atomes en orbite) sera installée à l’extérieur de l’ISS. Cette expérience permettra de synchroniser avec une plus grande précision les systèmes de positionnement par satellite. Un détail important lorsque l’on sait que les horloges atomiques de ces engins, situés à 20 000 km de la Terre, avance de 40 microsecondes par jour.

 

Pierre Monnier

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