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L'Usine Santé

Thiotepa : réunion de crise chez Génopharm

Astrid Gouzik

Publié le

Le laboratoire allemand Riemser a déposé plainte jeudi 17 novembre contre la filiale française d’Alkopharm. Il l’accuse d’avoir sciemment mis en vente un anticancéreux périmé. Selon les informations de l’Usine Nouvelle, une cellule de crise a été montée chez Génopharm pour lui répondre.

Thiotepa : réunion de crise chez Génopharm © Melancolie en velours - Flickr - C.C.

"Faux et usage de faux, tromperie et falsification". Voilà ce dont est accusé Genopharm par son fournisseur de matières premières, Riemser. Le laboratoire français aurait commercialisé le Thiotepa, un puissant anticancéreux, alors que les lots étaient périmés depuis presque 21 mois. En effet, le médicament se trouvait encore sur le marché début 2011 alors que sa date d’utilisation expirait en mars 2009 selon Riemser. 

Joint par L’Usine Nouvelle, Guy Campion, directeur général des laboratoires Génopharm, a dit avoir découvert le matin même la couverture de cette affaire par le Parisien. Il a précisé qu’une cellule de crise s’est tenue ce 17 novembre au siège du laboratoire à Saint-Thibault-des-Vignes (77) à laquelle il ne pouvait participer, étant en déplacement.

Le 12 octobre dernier, l’Assaps (agence du médicament) demandait à Genopharm de procéder à un rappel des lots de Thiotepa. Raison évoquée : "des dosages hors spécifications (86 à 89%) par rapport au dosage théorique en principe actif". Même si, précisait l’autorité sanitaire, "à ce jour aucun cas de pharmacovigilance, lié à ce sous dosage, n’a été signalé."

Reste désormais à déterminer si Genopharm était bien conscient du fait que les lots de Thiotepa étaient périmés. Et si comme l’affirme Riemser, le laboratoire a réellement produit un faux certificat de date de péremption lors de l’enquête de l’Afssaps.

Le Thiotepa est utilisé dans la recherche, et le traitement de cancer de l’enfant. Ce qui est déjà devenu "l’affaire du Thiotepa" ne devrait pas contribuer à redorer l’image de l’industrie pharmaceutique, quelques mois après le déclenchement de l’affaire du Mediator.

Avec l'aide de Gaëlle Fleitour

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1 commentaire

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18/11/2011 - 11h11 -

Bien sûr que c'était fait en connaissance de cause. Mais ils nieront, s'en indigneront et rejetteront la faute sur le Pharmacien responsable censé être le garant de la Qualité. L'histoire se répète (janvier 2006). Je ne comprend pas que ce genre de "Labo" soit encore autorisé à exercer. J'en suis vite parti en prenant mes jambes à mon cou. Je ne suis pas le seul, on peut monter un collectif
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