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L'Usine Auto

Thierry Bolloré sur la sellette chez Renault

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Publié le , mis à jour le 09/10/2019 À 07H33

Le directeur général de Renault pourrait être remplacé. Le président du groupe français, Jean-Dominique Senard, s'apprêterait à proposer au conseil d'administration le remplacement de Thierry Bolloré selon des informations de presse.

Thierry Bolloré sur la sellette chez Renault
Le départ du directeur général Thierry Bolloré pourrait être évoqué dès le 18 octobre chez Renault. /Photo d'archives/REUTERS/Denis Balibouse
© Denis Balibouse

Thierry Bolloré va-t-il être sacrifié sur l'autel de l'alliance Renault-Nissan ? Le président de Renault, Jean-Dominique Senard, s'apprêterait à proposer au conseil d'administration de trouver un successeur au directeur général. Le départ de Thierry Bolloré pourrait être évoqué dès le 18 octobre selon des informations du Figaro publiées le 8 octobre.

Une rumeur déjà évoquée en juin

"Jean-Dominique Senard, qui a été nommé président de Renault dans l’urgence en janvier 2019, devrait proposer prochainement au conseil d’administration du groupe de lancer la recherche d’un nouveau directeur général", selon Le Figaro qui cite des sources concordantes. Le sujet pourrait être mis à l'ordre du jour du prochain conseil d'administration du constructeur automobile français, prévu vendredi 18 octobre. "Les jours de Thierry Bolloré à ce poste semblent comptés", insiste le journal.

Le président Jean-Dominique Senard devra d'abord obtenir l'aval de l'État, actionnaire à 15% de Renault. Remplir cette condition ne devrait pas être trop difficile. En juin, après l’échec du rapprochement FCA-Renault, le gouvernement français aurait déjà suggéré à Jean-Dominique Senard de "faire le ménage chez Renault pour apaiser les relations avec Nissan”.

Tourner la page Carlos Ghosn chez Renault

Pourquoi la direction de Thierry Bolloré s'est-elle fragilisée ? Il s'agirait, pour Renault comme pour Nissan, de tourner définitivement la page Carlos Ghosn. Arrêté en novembre 2018 pour soupçons de malversations financières, l'homme fort de l'alliance Renault-Nissan a été libéré mais il fait toujours l'objet d'une surveillance. En désignant une nouvelle direction, l'allié japonais de Renault souhaite également mettre un terme à sa crise de gouvernance.

Ancien directeur général adjoint du groupe Renault sous Carlos Ghosn, Thierry Bolloré peut susciter la méfiance dans le camp japonais, à cause de sa proximité avec l’homme d’affaires suspecté de malversations financières. Avant la démission de Carlos Ghosn, Thierry Bolloré avait plusieurs fois exprimé son soutien au patron déchu.

Institué en janvier après la démission de Carlos Ghosn, le duo Senard-Bolloré devait permettre une gouvernance plus équilibrée chez le groupe français. Il avait également pour mission de renforcer l’alliance avec Nissan. Toutefois, au fil des mois, les désaccords sur l’avenir de l’alliance ont perduré entre Renault et le groupe japonais. Surtout, en mai et en juin, le projet avorté de fusion entre Fiat-Chrysler Automobiles (FCA) a ravivé les tensions.

Avec Reuters (Jean-Philippe Lefief)

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