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Thibault Lanxade, benjamin des candidats à la présidence du Medef

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Ancien de Shell et Butagaz avant de fonder son entreprise, Thibault Lanxade se lance à l’assaut de la présidence du MEDEF. La question de la durée des mandats de l’organisation n’est toujours pas tranchée mais cela n’a pas arrêté ce quadra qui défend un MEDEF entreprenant.

Thibault Lanxade, benjamin des candidats à la présidence du Medef © DR

Mèche sage, look de gendre idéal, à 41 ans, Thibault Lanxade, fondateur et président d’Aqoba (entreprise de micro-paiement) a annoncé, mercredi 6 février, sa candidature à la présidence du Medef. Depuis trois semaines, il rongeait son frein agacé par les manœuvres de Laurence Parisot sur une réforme des statuts qui offrirait à la présidente actuelle la possibilité de se maintenir. Il nous confiait, à l’époque, ses craintes que la présidente ne joue la montre et ne réduise de facto le temps du débat que provoque nécessairement une élection pluraliste.

Car ce débat, Thibault Lanxade, fils d’amiral et diplômé de l’ESCP, veut le mener. Son credo : un patronat offensif qui se prend en main. "Le Medef est trop en réaction, il faut qu’il soit une force de proposition". Et c’est sans doute pour marquer ce territoire qu’il annonce sa candidature le jour de l’ouverture du salon des entrepreneurs. Ne pas jouer contre l’Etat mais faire de la première organisation patronale à la fois un "stratège" et un levier capable d’apporter du "service" à ses adhérents.

Les organisations professionnelles doivent se prendre en main

Pour illustrer son propos, il cite l’exemple de la stratégie du Medef Ile de France sur le grand Paris qui est partie prenante du projet. "Ce type d’action, il faut le mener dans toutes les agglomérations, s’investir plus dans les pôles de compétitivité." Même vision sur la stratégie de filières ou l’exportation. Le moteur doit être, selon lui, les organisations professionnelles "qui doivent se prendre en charge."  Cette réflexion sur le rôle de l’organisation patronale, Thibault Lanxade l’a fait vivre dans son dernier livre "Un patronat,  pour quoi faire ? 13 regards croisés" (édition Nuvis). Avec des contributeurs d’horizon variés depuis Jean-Dominique Simonpoli, ancien secrétaire général de la fédération banque assurance de la CGT jusqu’à Agnès Verdier-Molinié, directrice du très libéral think-tank, l’IFRAP.

Thibault Lanxade connait le MEDEF de l’intérieur en tant qu’ancien membre de la commission "nouvelles générations" et rédacteur en 2009, à la demande de Laurence Parisot, d’un projet de "Small business act" en 16 propositions. Mais il ne fait pas partie du cercle restreint des membres du bureau exécutif du MEDEF. Quand aux autres candidats déclarés à  la présidence, Pierre Gattaz et Jean-Claude Volot, il confie entretenir les meilleures relations avec eux.

S’il veut se lancer dans une candidature qui ne reste pas de l’ordre du témoignage, il devra cependant cultiver sa singularité. Quant à la position de l’UIMM vis-à-vis de sa candidature, il affirme que la puissante fédération de la métallurgie n’est pas forcément attachée à incuber son propre candidat. "Il peut venir de leur rang ou pas. J’en ai discuté avec eux." Il lui reste quelque mois pour convaincre si l’élection se tient bien en juillet comme prévu initialement.

Anne-Sophie Bellaiche

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