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Theresa May éclaboussée après un incident survenu lors d'un test de missile nucléaire

Aurélie M'Bida , , ,

Publié le

La Première ministre britannique est accusée d'avoir caché l'échec d'un missile de test nucléaire, lancé en juin dernier. Le Sunday Times a révélé que ce dysfonctionnement n'a jamais été évoqué par Theresa May alors qu'elle plaidait pour le renouvellement du programme Trident devant les députés.

Theresa May éclaboussée après un incident survenu lors d'un test de missile nucléaire © Royal Navy

A quelques jours de sa première visite officielle vendredi 27 janvier à la Maison-Blanche, Theresa May se serait sans doute bien passée d'une telle publicité. The Sunday Times vient de déterrer une ogive qui pourrait refroidir les premières relations entre Londres et Washington. Le quotidien a en effet révélé dimanche qu'un essai de tir de missile nucléaire britannique au mois de juin dernier a essuyé "une sérieuse défaillance". Dans cet article, un ancien chef de la Royal Navy s'en est pris au "curieux secret qui entoure l'échec lors du lancement du test", et ce quelques semaines seulement avant que la Chambre des communes ne se prononce sur l'avenir du programme de sous-marins Trident.

Un missile Trident II D5 tiré depuis le sous-marin HMS Vengeance au large des côtes de la Floride  en juin aurait pris la mauvaise direction, en s'orientant vers le continent américain au lieu de se tourner vers l'Atlantique en direction du continent africain. Il s'agissait du premier tir d'essai en quatre ans d'un missile nucléaire britannique, effectué peu avant l'accession de Theresa May à la tête du gouvernement. Toutefois, la Première ministre a omis de mentionner cet incident une fois en poste, souligne le journal, alors qu'elle plaidait face aux députés pour le renouvellement du programme.

Le gouvernement élude la question

La force de dissuasion nucléaire du Royaume-Uni se compose de quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, les HMS Vanguard, Victorious, Vigilant et Vengeance. Ils patrouillent les océans armés de missiles ballistiques intercontinentaux Trident II pour s'assurer qu'une attaque massive contre la nation britannique ne resterait pas impunie. L'affaire a donc fait grand bruit dans la péninsule, puisqu'il en allait de la crédibilité du dispositif de dissuasion nucléaire britannique. Interrogée par la BBC dimanche après la révélation de la défaillance du Vengeance, Theresa May a refusé, à quatre reprises, de confirmer qu'elle était au courant. "Quand j'ai prononcé ce discours à la Chambre des communes, nous parlions de renouveler ou non notre programme Trident, nous ne parlions pas de savoir s'il nous faut ou non des missiles Trident", a-t-elle répondu.

De leur côté, le cabinet de Mme May et le ministère de la Défense britannique ont confirmé dans des communiqués séparés que la Marine nationale avait conduit un test "de routine" en juin à partir du HMS Vengeance, sans évoquer le résultat du tir. La presse britannique rapporte par ailleurs qu'après la publication de l'article du Sunday Times, le chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn et son responsable des finances John McDonnell ont réclamé un débat. L'opposition avait en effet voté contre le renouvellement du programme de dissuasion en juillet.

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1 commentaire

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25/01/2017 - 17h33 -

Ces missiles sont fabriqués par les Américains, ainsi que tout le système de lancement. L'embarras est plutôt de leur côté, et il est oiseux d'enquiquiner Mme May sur ce sujet, qui n'a probablement pas la réponse... La vraie question est: les Britanniques ont-ils raison de s'en remettre à oncle Sam pour leur dissuasion ? Par ailleurs, la Grande-Bretagne n'est pas une péninsule... c'est une île. Grande, mais une île.
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