Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Santé

Theranos abandonne finalement les tests sanguins

Astrid Gouzik

Publié le

Les controverses successives déclenchées par Theranos auront eu raison de l’opiniâtreté d’Elizabeth Holmes, sa médiatique dirigeante. La start-up annonce abandonner sa principale activité de tests sanguins.

Theranos abandonne finalement les tests sanguins © Flickr - Fortune global forum

La promesse de Theranos était alléchante : créer des tests sanguins ultra rapides et bon marché. Et l’histoire avait de quoi faire rêver les investisseurs. Elizabeth Holmes, encore étudiante à Stanford, imagine une technologie permettant de faire plusieurs centaines de tests sanguins en même temps et avec une faible quantité de sang. On est alors en 2003, Elizabeth Holmes n’a que 19 ans. Rapidement, la Silicon Valley se passionne pour cette jeune femme. Elle a alors l’étoffe pour devenir la prochaine Steve Jobs. La machine s’emballe à tel point qu’en 2015, la start-up est valorisée à 9 milliards de dollars.

Mais un rouage de cette machine bien huilée se grippe soudainement la même année. Après des mois d’enquête, le Wall Street Journal met en doute la fiabilité des résultats de ses tests sanguins. Le quotidien révèle que Theranos n’utiliserait en fait pas sa propre machine Edison et la start-up aurait cherché à dissimuler l’incohérence de ses résultats. La technologie ne serait donc pas aussi révolutionnaire qu’Elizabeth Holmes avait bien voulu le faire croire. Toujours selon le Wall Street Journal, la charismatique dirigeante est même contrainte d’avouer aux autorités américaines que tous les tests effectués en 2014 et 2015 avec sa plate-forme Edison n’étaient pas valables. Plusieurs dizaines de milliers de tests seraient concernés et les conséquences sont désastreuses : les patients ont pu recevoir de résultats erronés… induisant alors leur médecin en erreur.

Aucune publication scientifique

L’un des reproches les plus largement formulés à l’encontre de Theranos est l’épais secret enveloppant sa technologie. Durant 10 ans, Elizabeth Holmes a gardé le silence le plus complet concernant sa méthodologie. Et fait encore plus surprenant dans le domaine de la recherche médicale, aucun résultat n’a jamais été publié dans une revue scientifique. Un reproche suffisant pour attiser la suspicion d’une partie de la communauté scientifique.

Après des mois de turbulences, Elizabeth Holmes a finalement préféré jeter l’éponge, annonce-t-elle dans une lettre ouverte sur le site de l’entreprise. "Nous avons décidé de fermer nos laboratoires cliniques et les centres Theranos, ce qui va toucher environ 340 salariés en Arizona, en Californie, et en Pennsylvanie", écrit-elle. La start-up va se concentrer sur son miniLab, un équipement miniaturisé de tests sanguins mais destinées à des laboratoires extérieurs. Pour le moment, le miniLab n’a pas reçu l’agrément de la FDA, le gendarme sanitaire américain.

Récemment, Theranos avait déjà perdu son principal partenaire commercial, les pharmacies Walgreens. Et Elizabeth Holmes s’est vue interdire de posséder, opérer ou diriger tout laboratoire durant au moins deux ans.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle