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Theraclion soigne par ultrasons

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A la pointe de la chirurgie non invasive, la PME parisienne lance son premier appareil en 2010 et vise le marché américain.

Pour Jacques Souquet, le PDG et fondateur de SuperSonic Imagine, il n'y a pas de doute. « Il existe une opportunité de redémarrer une industrie de l'instrumentation médicale en France. » Pour preuve, son entreprise aixoise, fondée sur une nouvelle technique d'imagerie, réunit déjà 100 salariés après quatre ans d'existence. Elle a réussi à lever 36,5 millions d'euros de fonds auprès du capital-risque. Son échographe a reçu le marquage CE et le label FDA. Les ventes se déploieront pleinement en 2010. De son côté, la PME Echosens, créée en 2001, commercialise le FibroScan pour le diagnostic non invasif de la fibrose du foie. Elle a réalisé 8 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2008.

Réduire le trou de la sécurité sociale ? Des technologies de pointe peuvent y contribuer, telle la chirurgie non invasive. La PME Theraclion en apporte la preuve. Son appareil à ultrasons, le TH-One, évite la chirurgie aux patients atteints d'hyperparathyroïdie, avec son cortège de frais d'hospitalisation, ou au moins diminue la quantité de médicaments à prendre à vie. Une première mondiale. Près de 70 patients en Europe en ont déjà bénéficié et plusieurs milliers de personnes en France sont concernées.

RECHERCHE DE PARTENAIRES POUR L'ASIE

Theraclion a obtenu le marquage CE fin 2007 pour son appareil, qu'elle commence maintenant à commercialiser. Courant 2010, elle lancera un grand essai clinique aux Etats-Unis pour décrocher le feu vert de l'agence réglementaire américaine et entrer ainsi sur un territoire représentant, à lui seul, la moitié du marché mondial, estimé à 600 millions d'euros. « Dans un an, si tout va bien, nos ventes devraient exploser », affirme Ismaël Nujurally, le directeur général. Le modèle économique de l'entreprise est fondé sur les ventes de l'appareil lui-même, dont le prix devrait se trouver dans une fourchette allant de 500 000 à 1 million d'euros, et sur du consommable. « La pression sur les dépenses de santé est pour nous une opportunité de percer sur le marché américain. Par exemple, pour les patients dialysés qui développent une hyperparathyroïdie, le traitement médicamenteux s'élève à 6 000 dollars par an, tout au long de sa vie. Notre technologie réduit fortement ces dépenses », continue le directeur général.

De plus, la technologie de Theraclion pourrait être adaptée à d'autres maladies. Et venir par exemple concurrencer l'israélien InSightec, qui soigne les fibromes utérins par ultrasons (ce qui évite l'ablation de l'utérus), couplés à une IRM, technique d'imagerie onéreuse. L'appareil d'InSightec coûte près de 1,5 million de dollars. Theraclion, lui, utilise l'échographie, directement intégrée dans l'appareil, le TH-One. « Le praticien visualise l'image sur l'écran tactile et, avec un stylet, définit la zone à supprimer. Les ultrasons détruisent ensuite les cellules de cette zone par élévation de la température », raconte David Del Bourgo, le directeur marketing de Theraclion. Le tout en une demi-heure, sans anesthésie, sans chirurgie et donc sans cicatrice.

Pour commercialiser son appareil, Theraclion compte d'abord sur un réseau de cliniciens spécialistes. Le but est de les convaincre des avantages de la technologie, puis de les former pour qu'ils répandent la bonne parole dans les congrès. Après ce prélancement, les ventes seront réalisées par la PME elle-même en Europe et aux Etats-Unis, tandis que des partenaires assureront la commercialisation au Japon et dans d'autres pays d'Asie. Les discussions sont en cours.

Développé en cinq ans, le TH-One a bénéficié de financements public (10 millions d'euros d'Oséo) et privé (5,1 millions euros de Truffle Capital). Mais pour « transformer l'essai », Theraclion devra à nouveau trouver des fonds en 2010 pour accompagner son changement d'échelle.

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