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Thales va livrer 35 systèmes de mini-drones de reconnaissance à l'armée française

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Publié le , mis à jour le 05/01/2017 À 15H59

Thales va livrer 35 systèmes de mini-drones de reconnaissance (SMDR) à l'armée française. Ces mini-drones sont des des Spy'Ranger qui ont été développés en 13 mois par Thales en partenariats avec deux PME françaises : Aviation Design et Merio. L’électronicien associé à deux PME françaises visent également le marché export et envisagent d’adapter leur système aux besoins civils.

Thales va livrer 35 systèmes de mini-drones de reconnaissance à l'armée française © Thales

La roue tourne dans le bon sens pour ThalesAprès avoir perdu l’an dernier le contrat des drones tactiques au profit de Safran, Thales a été sélectionné par la DGA (direction générale de l’armement) pour une commande de mini drones de reconnaissance. l'industriel va livrer 35 systèmes de mini-drones de reconnaissance (SMDR). Les premiers systèmes, constitués de 3 mini drones et d’une station de pilotage et de commandement,  seront livrés d'ici 2019 et bénéficieront d'un soutien pendant 10 ans, précise la DGA dans un communiqué. La commande est évaluée à 104,3 millions d’euros.

Le SMDR est destiné à équiper les forces et en particulier à remplacer le système DRAC (Drone de renseignement au contact) en service dans l’armée de terre depuis 2008. Un système se compose de trois mini drones Spy’Ranger, d'un segment sol et du soutien technique associé.

Ces drones Spy'Ranger ont été développés par Thales en partenariat avec deux PME françaises, Aviation Design (véhicule aérien) et Merio (boule optronique), en moins de 13 mois. D’une masse de 14,5 Kg et de 3,8 mètres d'envergure, le drone est transportable et doté d'une motorisation électrique

Ce drone qui dispose de la capacité à observer de jour comme de nuit sur une longue durée et ce jusqu'à 30 kilomètres et possède une autonomie de l’ordre de 2h30. Spy'Ranger peut "éclairer la progression d'un groupement tactique interarmes (GTIA), appuyer une reconnaissance offensive ou une réduction de résistance isolée, participer à un dispositif de couverture ou à la manœuvre des feux en constituant un œil déporté des éléments d'observations", détaille Thales dans un communiqué.

Il faut 12 minutes à une équipe de deux personnes pour assembler ce drone, installer la rampe de lancement et réaliser les tests avant le décollage.

Thales, en concurrence avec des acteurs américains et israéliens lors de la compétition, a joué la carte du "made in France" en proposant un partenariat avec deux PME françaises : Aviation Design produit le véhicule aérien, et Merio la protection de la boule qui contient l’ensemble des équipements optroniques fournis par Thales. Les drones seront assemblés dans le centre de fabrication d’Aviation Design situé à Milly-La-Forêt dans le département de l’Essonne. Seule la batterie a été conçue par la filiale française d’une société étrangère.

Thales espère profiter de cette référence pour vendre son drone à des armées étrangères. Son système a déjà été évalué par une poignée de prospects. Des démonstrations pourraient être organisées en Inde et aux Emirats Arabes Unis. Par ailleurs, les trois partenaires envisagent de s’attaquer aux marchés civils. La SCNF et EDF auraient déjà montré un intérêt pour le Spy’Ranger pour surveiller leurs infrastructures de ligne ou leurs chemins de câbles. A cette occasion, Thales pourrait opérer plutôt comme un prestataire de service en opérant directement les drones.

 

Léna Corot et Hassan Meddah avec Reuters

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