Thales va céder ses activités de signalisation ferroviaire à Hitachi Rail pour 1,7 milliard d'euros

Dans le but de recentrer son portefeuille d'actifs, le groupe Thales s'apprête à céder son activité de signalisation ferroviaire au japonais Hitachi Rail. L'opération devrait être finalisée d'ici début 2023, sous réserve du feu vert des autorités compétentes.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Thales va céder ses activités de signalisation ferroviaire à Hitachi Rail pour 1,7 milliard d'euros
Les activités de signalisation ferroviaire de Thales pèsent environ 10 % de son chiffre d'affaires. / Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Thales a annoncé mercredi 4 août être entré en négociations exclusives avec l'entreprise japonaise Hitachi Rail afin de lui céder ses activités de signalisation ferroviaire, nommées « Systèmes de transport terrestre » (GTS). Le montant final de l'opération doit encore être précisé, mais il devrait atteindre environ 1,66 milliard d'euros. Cette branche du groupe français avait généré 1,6 milliard d'euros de chiffres d'affaires en 2020, soit à peu près 10 % du total de ses ventes.

Thales, dont l'Etat français est l'un des principaux actionnaires, avait fait part de son intention de revendre GTS dès le mois d'avril. Début juillet, trois potentiels repreneurs avaient été sélectionnés : Hitachi Rail, le suisse Stadler Rail et l'espagnol CAF. Un temps pressenti, le français Alstom ne s'est finalement pas manifesté, expliquant que ce rachat ne serait pas accepté par la Commission européenne.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Révision des objectifs 2021

Cette démarche, dont la clôture est prévue pour fin 2022 début 2023, s'inscrit dans une volonté de rassurer certains investisseurs ayant point du doigt la trop grande diversité du groupe. « Avec ce mouvement stratégique important, nous allons pouvoir nous concentrer sur le développement de trois grandes activités de hautes technologies en croissance à long terme » et capables de générer des marges « à deux chiffres », a commenté le PDG de Thales Patrick Caine dans un communiqué, en faisant référence à l'aérospatial, la défense et la sécurité numérique.

Alors que la crise du Covid-19 a pesé sur les ventes et les résultats de l'entreprise en 2020, le produit de cette cession « renforcera le bilan de Thales et libérera un niveau de trésorerie significatif ». En conséquence, Thales a ajusté ses objectifs financiers pour 2021 : il a légèrement abaissé sa prévision de chiffre d'affaires, désormais attendu dans une fourchette allant de 15,8 à 16,3 milliards d'euros, contre 17,5 à 18 milliards d'euros lors de la présentation de ses résultats du premier semestre fin juillet). La fourchette de sa prévision de marge d'EBIT (résultat d'exploitation) a en revanche été relevée : Thales prévoit désormais qu'elle soit comprise entre 9,8 % et 10,3 %, alors qu'il s'attendait auparavant à ce qu'elle s'établisse entre 9,5 % et 10 %.

9 000 employés

Géant mondial de l'industrie ferroviaire, Hitachi prévoit quant à lui d'atteindre 7,7 milliards d'euros de chiffres d'affaires d'ici à 2026. Avec GTS, il se voit offrir des technologies de pointe et une présence géographique complémentaire à la sienne dans ce domaine (Japon, Italie, Royaume-Uni et Etats-Unis). Les activités de signalisation de Thales sont en effet implantées dans 42 pays, disposent de trois sièges en Allemagne, au Canada et en France (à Vélizy-Villacoublay, dans les Yvelines), et comprennent 9 000 employés.

Avec Reuters (Reportage Myriam Rivet, édité par Jean-Stéphane Brosse et Blandine Hénault)

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS