Thales passe à l'offensive au Moyen-Orient

Le groupe tricolore va augmenter de 25% ses effectifs dans la zone d'ici 2020 pour développer sa présence industrielle et se renforcer dans les services. Un développement qui concerne les activités civiles et militaires.

 
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Thales passe à l'offensive au Moyen-Orient
Thales fabrique le véhicule blindé Hawkei en Australie.

A IDEX 2017, le salon de l'armement qui se tient à Abou Dhabi aux Émirats arabes Unis (du 19 au 23 février), Thales a sorti l'artillerie lourde. Pour recevoir ses grands clients et partenaires, Patrice Caine, le pdg du groupe, a fait le déplacement, épaulé par sa directrice générale en charge du développement à l'international Pascale Sourisse. Avec en renfort, les patrons des activités de Défense ( Pierre-Eric Pommellet) et de Cybersécurité (Marc Darmon).

Sur son stand, le groupe tricolore proposait le meilleur de sa technologie: l'équipement Talios de désignation de cible pour les avions de combats (bientôt sur le Rafale), le nouveau radar SearchMaster capable de surveiller les espaces maritimes et terrestres, ses systèmes radios haut débit protégés contre le brouillage et l'écoute, son véhicule blindé Hawkei...

15% des commandes

"Nous allons augmenter nos effectifs de 25% dans la zone du Moyen-Orient avec le recrutement de 400 à 500 personnes d'ici 2020 où 1800 personnes travaillent actuellement pour le groupe. Notre stratégie est de développer notre présence industrielle au plus près de nos clients", explique Pascale Sourisse. Objectif: profiter du dynamisme de la région et croître plus vite que dans le reste du monde, aussi bien dans les activités militaires que civiles. La région compte en moyenne pour environ 15% des prises de commandes du groupe, dont 60% pour les activités de défense.

En 2014, le Moyen-Orient avait même représenté presque la moitié des prises de commandes. Thales y a remporté ces dernières années des contrats significatifs: le segment sol du système de communications militaires par satellite ainsi que des radars de surveillance pour le Qatar, la sécurité des principaux aéroports dans le sultanat d'Oman, les instruments optiques du satellite espion Falcon Eye des Émirats Arabes Unis, les systèmes d’aide à la navigation aux principales bases aériennes du Koweit...

En tant fournisseur critique, Thales a largement bénéficié des ventes de Rafale au Qatar et à l'Egypte ainsi que des frégates multimissions (Egypte). Dans le domaine civil, Dubaï et Doha ont retenu sa technologie de signalisation ferroviaire pour leur métro.

Thales récolte les fruits d'une présence de plus de 45 ans dans la région où il compte désormais plus de 1800 personnes. Il quadrille bien la zone avec une présence significative en Arabie Saoudite (600 personnes), en Egypte (500 personnes), aux Émirats Arabes Unis (300 personnes), au sultanat d'Oman (150 personnes) et au Qatar (270 personnes) .

Des partenariats ou des filiales

"Nous voyons nos activités se développer dans la région plus vite que dans le reste du monde. Les besoins de ces pays dans les domaines de la surveillance du territoire et des frontières, la protection des sites sensibles, la cybersécurité ou bien encore le développement des infrastructures de transport, correspondent à notre portefeuille de technologies", détaille Pascale Sourisse.

En renforçant ses effectifs, Thales espère avancer dans trois domaines. Le groupe souhaite se rapprocher des clients pour mieux prendre en compte leurs besoins opérationnels. Il veut aussi développer une activité industrielle locale. Cela pourra se faire à travers des partenariats avec des acteurs locaux ou à travers des filiales.

Aux Émirats Arabes Unis, Thales est déjà associé avec l'EDIC (Emirates Defence Industries Company), le regroupement des industriels de défense du pays à travers la société commune Thales Advanced Solutions positionnée sur les activités de radar et systèmes de communication. Enfin il a pour ambition de développer des centres de services comme il l'a déjà effectué à Abou Dhabi dans le domaine de la défense.

Thales assure qu'il ne s'agit en aucun cas de délocalisations mais de développement d'activités qui profiteront in fine aux activités basées en Europe. Le groupe réalise 80% de son chiffre d'affaires à l'international et compte 50% de ses 63000 salariés en France.

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