Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Aéro

Thales joue la carte de la sécurité

Olivier James

Publié le

Thales joue la carte de la sécurité

La bataille franco-française autour de l’acquisition de Gemalto a tourné en faveur de Thales. Alors que le scénario d’un Atos triomphant semblait entériné le 12 décembre avec l’appui de Bpifrance, le groupe d’électronique spécialisé dans l’aérospatiale et la défense est sorti du bois cinq jours plus tard. Mais la constitution du nouveau numéro deux mondial revendiqué de la cybersécurité – avec un chiffre d’affaires qui aurait pesé dans ce segment 4,2 milliards de dollars en 2016 – mérite que l’on s’y attarde en ce début d’année. Après les rachats de Sysgo (systèmes d’exploitation sécurisés), Live TV (connectivité pour l’aviation), Vormetric (solutions de protection des données) et plus récemment Guavus (analyse de données massives), Thales acquiert avec Gemalto, spécialiste des cartes à puces, des savoir-faire qui lui faisaient jusque-là défaut en matière de sécurité numérique. « Alors que Thales bénéficie d’une solide expertise dans les capteurs et l’analyse des données, Gemalto apporte ses forces dans la sécurisation des objets connectés, qui comprend la vérification d’identité des objets et l’extraction des données sécurisées », analyse Philippe Keryer, le directeur de la stratégie de Thales. Le groupe veut in fine couvrir toute la chaîne de valeur de la sécurité numérique des objets connectés industriels, des voitures autonomes aux drones, en passant par les machines industrielles et les avions… « Avec la numérisation de l’économie et de l’industrie, les besoins d’authentification et de sécurisation seront de plus en plus importants, prédit Philippe Vallée, le directeur général de Gemalto. L’enjeu : mettre au point les combinaisons physiques et logicielles les plus performantes possible. » Si le marché de la carte SIM physique, activité historique de Gemalto, est en déclin – comme en témoigne la mauvaise passe que connaît le groupe amené à supprimer des postes –, les nouvelles solutions de sécurisation sont promises à un bel avenir, à l’instar de l’eSim (pour « embedded SIM »), une puce SIM directement soudée à une carte mère. Parmi les marchés visés, au-delà des objets industriels : l’authentification à distance dans le domaine bancaire et des solutions de sécurisation simplifiées au niveau des aéroports. 

Réagir à cet article

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services.
En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

En savoir plus