Thales : Jean-Bernard Lévy nommé PDG, confirme Charles Edelstenne

L’ex-patron de Vivendi, Jean-Bernard Lévy, sera nommé jeudi 20 décembre 2012 à la tête de Thales, en remplacement de Luc Vigneron. Charles Edelstenne, le PDG de Dassault Aviation - entreprise actionnaire à 26% de Thales, l'a confirmé ce mercredi 19 décembre au matin.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Thales : Jean-Bernard Lévy nommé PDG, confirme Charles Edelstenne

Charles Edelstenne, le PDG de Dassault, a confirmé la rumeur : Jean-Bernard Lévy sera nommé à la tête du groupe d'électronique et de défense Thales, ce jeudi 20 décembre. "Il faudra qu'il en fasse le tour et qu'il ramène le calme dans cette société", a ajouté Charles Edelstenne lors de la conférence de presse qui a fait suite au premier vol officiel du drone nEUROn, ce mercredi 19 décembre au matin.

Le patron de l'avionneur de Saint-Cloud n'avait pas du tout apprécié l'agitation qui avait suivi l'arrivée de Luc Vigneron aux manettes de Thales, en 2009. Une agitation qui ne s'est jamais vraiment calmée depuis, ce qui a entrainé l'éviction, il y a quelques jours, de Luc Vigneron de la présidence de Thales. C'est un joli rebond pour Jean-Bernard Lévy, ex-PDG de Vivendi brutalement démis de ses fonctions en juin 2012.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Formé à Polytechnique (promo 1973), et à l’Ecole nationale supérieure des télécommunications, Lévy a débuté sa carrière à France Télécom comme ingénieur avant de basculer sur des fonctions plus RH à la Direction générale des télécommunications. En 1986, il devient conseiller technique pour les affaires industrielles de Gérard Longuet, alors ministre délégué des Postes et Télécommunications.

Thales en chiffres
13,03 milliards d’euros de chiffre d’affaires
13,2 milliards de prises de commandes en 2011
25,8 milliards dans le carnet de commandes
27 % du capital détenus par l’Etat ; 26 % par Dassault ; 47 % de flottant
60 % de l’activité dans le secteur de la défense et 40 % dans l’aérospatial et le transport
67 000 personnes, présent dans 56 pays
20 % du chiffre d’affaires investis en R&D
Source : Thalès, chiffres 2011

Après un passage chez Matra en tant que directeur des activités sur les satellites de communication, il retrouve Gérard Longuet en 1993, alors ministre de l’Industrie, dont il sera le directeur de cabinet. Fonction qu’il gardera lorsque José Rossi remplacera Longuet. Puis retour chez Matra-Hachette en 1994, mais sur le versant communication, jusqu’en 1998. Puis, Jean-Bernard Lévy dirigera Oddo et Cie, avant d’entrer chez Vivendi en 2002, où il restera dix ans.

En prenant la tête de Thales (13 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 20 milliards d’objectif en 2020), Jean-Bernard Lévy se retrouvera au centre du jeu de recomposition qui s'amorce dans le secteur de la défense. Il devra surtout ménager ses deux actionnaires principaux.

D’abord l’Etat, qui détient 27 % du capital : dans un le mouvement de consolidation de l’industrie au niveau européen. Le groupe d’électronique a une jolie carte à jouer pour consolider autour de lui.

Deuxième actionnaire, présent à hauteur de 26 % depuis 2008 : le groupe Dassault (3,3 milliards de chiffre d’affaires). Il compte sur Thales, qui lui fournit des revenus conséquents et est l’un des fournisseurs stratégique du Rafale, pour s’imposer sur de nouveaux territoires comme l’espace ou la cybersécurité. Est-ce compatible avec la vision de l’Etat ?

Enfin, Jean-Bernard Lévy devra statuer sur le rôle de Thales dans la stratégie du groupe naval DCNS, dont il détient 35 % depuis 2011. Selon les Echos, il sera assisté dans toutes ces tâches de Pascal Caine, directeur des activités systèmes de la division Communication et Sécurité du groupe.

Patrick Déniel

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS