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L'Usine Aéro

Thales inaugure au Maroc son centre d’excellence en impression 3D

Marion Garreau ,

Publié le

Thales a inauguré jeudi 7 septembre un centre de compétence industriel spécialisé dans la fabrication additive métallique à Casablanca, au Maroc. Cette usine, qui alimentera les activités aéronautique et spatiales du groupe, est dotée des dernières innovations en termes d’usine connectée et intelligente.

Thales inaugure au Maroc son centre d’excellence en impression 3D
Thales a inauguré jeudi 7 septembre un centre de compétence industriel spécialisé dans la fabrication additive métallique à Casablanca, au Maroc.
© Thales

Une salle bureautique équipée d’une dizaine d’ordinateurs, trois salles sécurisées destinées à accueillir dix machines à impression 3D et un open-space avec canapé et écran de contrôle à l’étage. Voilà ce que la presse et une poignée de responsables marocains ont pu visiter, jeudi 7 septembre, à l’occasion de l’inauguration à Casablanca par Thales d’un centre d’excellence en fabrication additive métallique. Un site destiné à être l’unique usine de production de pièces métalliques imprimées en 3D du groupe et qui doit alimenter toutes ses activités, aéronautiques comme spatiales, dans le monde.

"Notre objectif est que ce centre réponde à tous les besoins du groupe en termes de pièces fabriquées en 3D", explique Philippe Chamoret, vice-président Industrie de Thales, précisant que ces besoins dépendent surtout de la capacité des bureaux d’études des différentes unités du groupe à intégrer cette nouvelle technologie dans leurs plans. Et de compléter : "Pour notre part, nous avons estimé que d’ici cinq à sept ans, 10 à 15% des fonctions mécaniques de nos produits pourront être assurées par des pièces imprimées en 3D. Les dix machines qui doivent à termes équiper ce centre répondent à cette estimation."  

Industrie 4.0 et relations avec le Maroc

Sur les dix machines attendues, deux de l’américain 3D Systems sont déjà en place, produisant par technologie ALM (Additive layer manufacturing, soit fusion laser) de petites pièces telles qu’une turbine ou un robinet de toilettes d’avion. Côté main d’œuvre, cinq ingénieurs marocains ont été recrutés et formés pendant un an en Belgique, au sein de 3D Systems. Ils travaillent pour l’instant sur des prototypes. "Mais nous avons la capacité de produire en série dès demain matin", précise Jean-Claude Debres, le directeur de l’usine Thales 3D Maroc. Si le groupe sera le premier client de cette usine, il espère adresser jusqu’à 20% de sa production à des clients extérieurs, pourquoi pas dans le médical où les problématiques de précisions et de complexité des pièces sont sensiblement identiques.

Ce nouveau centre, dont la création a été annoncée en 2015, joue un double rôle dans la stratégie de Thales. D’abord côté industrie du futur, "c’est une première activité dans laquelle nous avons pu concentrer toutes les nouvelles technologies du 4.0", fait valoir Philippe Chamoret, faisant notamment référence à la collecte et traitement des données et à la connectivité. De manière visible, cela se traduit par une interface de contrôle en temps réel, affichée sur grand écran et où les équipes peuvent suivre la température de la salle d’impression, les suivis de commande et le taux des machines par exemple. Un moyen de tester de premières applications qui seront intégrées dans la future plate-forme digitale que le groupe est en train de développer dans sa Digital Factory, récemment lancée à Paris.

Sans oublier le rôle essentiel de ce centre dans la coopération nouée par Thales avec le Maroc. En 2011, le groupe avait signé une convention avec le pays dans laquelle il s’est notamment engagé à y créer un centre d’excellence de haute technologie. Le voici donc six ans plus tard. De quoi dynamiser l’économie locale. "Pour la finition de nos pièces, qui renvoie à l’usinage et aux traitements de surface et thermique, nous allons nous appuyer sur quatre ou cinq entreprises partenaires présentes dans l’écosystème local", a ainsi fait valoir Jean-Claude Debres. Cela dit, l’écosystème local renvoie ici à des sous-traitants français implantés à une quinzaine de kilomètres maximum de la zone Midparc, la zone franche où a été construite cette usine.

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