Thales annonce qu'il dépassera ses objectifs de moyen terme en 2018

Thales a révélé le 6 mars que ses résultats devraient aller au-delà de ses objectifs de moyen terme fixés en 2014. L'équipementier espère atteindre 15,5 milliards d'euros de prises de commandes cette année grâce aux investissements réalisés en matière de défense dans divers pays.

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Thales annonce qu'il dépassera ses objectifs de moyen terme en 2018
Thales a annoncé qu'il comptait dépasser cette année ses objectifs fixés en 2014.

Thales a annoncé le mardi 6 mars qu'il comptait dépasser cette année ses objectifs de moyen terme fixés en 2014. Une réussite portée par une accélération de la dynamique commerciale dans la défense. Le 6 juin 2018, l'équipementier pour l'aérospatiale, la défense et la sécurité devrait fixer de nouvelles prévisions à l'occasion d'une journée investisseurs.

Une croissance du chiffre d'affaires supérieur à 5 % en 2016-2018

Dans un communiqué, Thales a précisé que sa croissance organique du chiffre d’affaires devrait être supérieure aux 5 % prévus en moyenne pour la période 2016-2018 et que sa marge opérationnelle devrait dépasser cette année la fourchette prévue de 9,5 % à 10 %.

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Ces perspectives financières ne prennent cependant pas en compte le projet d’acquisition de Gemalto, spécialiste de la sécurité numérique. Annoncé en décembre par Thales, cette opération vise à renforcer l'entreprise dans le traitement et la protection des données.

Le groupe précise que l'ensemble des charges directement liées à cette opération seront exclues du résultat opérationnel et du résultat net ajusté 2018. Il pourrait également être amené à mettre à jour ses perspectives financières selon la date de clôture effective de l'acquisition.

Un objectif de 15,5 milliards d'euros de prises de commandes en 2018

En 2018, Thales vise des prises de commandes avoisinant 15,5 milliards d'euros, avec notamment un méga-contrat annoncé fin février pour la gestion du trafic aérien australien de 777 millions d'euros (1,2 milliard de dollars australiens).

Le PDG de l'entreprise, Patrice Caine, a constaté une poursuite des forts investissements dans la défense des pays du Golfe, en outre encouragés par la remontée des cours du pétrole, et d'Asie du Sud-Est.

"Ce qui est nouveau, ce sont des pays comme la France", remarque Patrice Caine. La Loi de programmation militaire (LPM) présentée début février prévoit une hausse importante du budget de la défense, à laquelle la France consacrera au total 295 milliards d'euros d'ici 2025 afin de renforcer son autonomie. Le programme d'avions de renseignement stratégique de Capacité universelle de guerre électronique (Cuge), lancé dans ce cadre fin février, intégrera un nouveau capteur développé par Thales.

Thales a amélioré son bénéfice opérationnel

En 2017, le groupe a engrangé pour 14,920 milliards d'euros de prises de commandes, en baisse de 10% par rapport à 2016 qui avait bénéficié de la commande par l'Inde d'avions de combat Rafale que Thales équipe. Le "book-to-bill" a ainsi diminué à 0,94 l'an passé contre 1,11 en 2016.

Thales a amélioré son bénéfice opérationnel de 16 % à 1,543 milliard d'euros en données organiques, dépassant largement le consensus Thomson Reuters I/B/E/S (1,470 milliard).

Son chiffre d'affaires affiche une croissance organique de 7,2 % à 15,795 milliards d'euros l'an passé (contre un consensus de 15,595 milliards) et devrait croître encore de 4 % à 5 % cette année sur cette base.

Thales, dont le bénéfice net ajusté part du groupe a augmenté de 9 % l'an passé, propose de verser un dividende de 1,75 euro au titre de 2017 contre 1,60 l'année précédente.

Une augmentation des dépenses en recherche et développement

Le groupe, qui a pour principaux actionnaires l'Etat et Dassault Aviation avec respectivement 26 % et 25 % de son capital, a également augmenté de 9 % ses dépenses de recherche et développement (R&D) l'an passé. "La R&D, c'est vraiment le nerf de la guerre pour Thales, une entreprise technologique comme la nôtre base son futur sur sa capacité à investir toujours plus", a souligné Patrice Caine.

Thales, qui compte franchir une étape avec l'intégration de Gemalto, bénéficie aussi de l'essor du marché de la connectivité dans les avions, dans lequel il investit depuis plusieurs années, tout en profitant toujours des montées en cadence de production d'avions prévues par Airbus.

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