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Quotidien des Usines

Tereos double sa production de fécule de pomme de terre à Haussimont

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Tereos, le numéro un français du sucre, est aussi un acteur majeur de la fécule de pomme de terre en France (40 % de la production hexagonale d’amidon). Le groupe coopératif vient d’investir 25 millions d'euros dans sa féculerie à Haussimont (Marne).

Tereos double sa production de fécule de pomme de terre à Haussimont
Cour à pommes de terre
© Tereos

Pour être en capacité de transformer 500 000 tonnes de pommes de terre féculières et ainsi quasi doubler sa production à 100 000 tonnes de fécule lors de la campagne en cours, le groupe Tereos, propriétaire de la féculerie d’Haussimont (Marne) depuis décembre 2011, a réalisé des investissements conséquents au cours des trois dernières années. Ils visent à agrandir et moderniser les équipements d’un site mis en service au début des années 1970. L’enveloppe totale consacrée à cet outil approche les 25 millions d'euros, ce qui lui permet de se situer aujourd’hui "au niveau des meilleurs standards européens".

Trois aménagements principaux y participent. Un nouvel évaporateur a été installé permettant la transformation de 100 % des eaux issues du process - dites eaux végétales -, lesquelles constituent un fertilisant naturel riche en potasse : la protamylasse. Stockées dans un bassin de rétention nouvellement créé d’une capacité d’environ 300 000 m3 ces effluents sont destinés à l’épandage sur les parcelles agricoles alentour. Un réseau de 50 km de canalisations alimente ainsi au printemps les luzernes également récoltées pour le compte de Tereos dans la région.


Bassin de stockage des effluents en construction à la féculerie de Haussimont ©Tereos

Souplesse et volumes

A l’intérieur des bâtiments, l’atelier de conditionnement a été fortement modernisé pour augmenter la capacité d’ensachage, passée à 25t/h. "Nous gagnons en fluidité et en souplesse de travail, assurent les responsables du site, en évoquant l’intérêt de la nouvelle installation pour gérer les productions spécifiques". A 80 %, les débouchés de la fécule de pomme de terre champenoise se situent dans le marché agroalimentaire, français et européen. "Cet amidon entre dans la composition de nombreux produits du quotidien, notamment dans l’élaboration de certaines sauces, plats préparés et autres nouilles chinoises du fait de ses propriétés texturantes et épaississantes", explique le service communication du groupe, en notant une hausse de la demande sur les marchés asiatiques et américains, notamment. "Depuis la fin des quotas fécule, en 2012, la part de nos ventes à l’export a été multipliée par trois. Nous mettons à profit le réseau commercial de Tereos présent à travers le monde pour développer encore nos ventes de fécule." Celle-ci intéresse par ailleurs une clientèle industrielle dans les secteurs du papier-carton et de la chimie du végétal. Près de 20 % des volumes sont absorbés par ces marchés techniques.

Enfin, il faut savoir que l’usine d’Haussimont extrait également des pommes de terre féculières des protéines et des pulpes, quant à elles totalement destinées au marché de l’alimentation animale.


Pulpe de pommes de terre destinées au marché de l’alimentation animale ©Tereos

Les adhérents des coopératives de Haussimont (Marne) et Vic-sur-Aisne (Aisne) constituent une force de 500 producteurs bénéficiant d’un accompagnement renforcé dans le but de constituer une "véritable filière coopérative". "En renforçant son offre de fécule alimentaire, Tereos donne de la visibilité pour les associés coopérateurs sur un marché européen devenu plus ouvert et plus volatil", déclarait début septembre Alexis Duval, président du directoire de Tereos, au lancement d’une campagne féculière qui passe d’une durée de 130 à 200 jours avec 125 salariés, dont une soixantaine de saisonniers. L’impact de cette montée en puissance sur l’emploi est d’une quinzaine d’embauches, réalisées sur 2017 et 2018.

Philippe Schilde

La patate connectée, une réalité

La pomme de terre n’échappe pas aux nouvelles technologies. La preuve (en photo) avec cette patate "connectée" (rouge et bleue) développée en 2017par Tereos. Mais à quoi sert cet objet ? "Déposé dans les champs pour être ensuite récolté par la machine, il permet d’enregistrer la fréquence et l’intensité des chocs afin de préserver la qualité de la récolte en affinant les réglages machines", indique-t-on chez Tereos. Le groupe coopératif compte par ailleurs parmi ses "outils d’aide à la décision" une bonne centaine de stations météo connectées.

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