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L'Usine Agro

Tereos confiant sur la fin des quotas sucriers en Europe en 2017

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Publié le , mis à jour le 07/06/2016 À 18H05

Le groupe coopératif sucrier, numéro un français du secteur, prévoit une conjoncture favorable pour le sucre en 2017, et s’estime prêt à la suppression des quotas européens l'an prochain.

Tereos confiant sur la fin des quotas sucriers en Europe en 2017
Betterave sucrière
© CGB

Confiance et sérénité. Malgré un chiffre d’affaires et des résultats en baisse sur l’exercice 2015/2016 clôturé au 31 mars, le groupe coopératif Tereos affiche un certain optimisme sur la fin des quotas sucriers européens programmés pour octobre 2017. Ce sera pourtant une vraie révolution, comme celle connue en 2015 par le secteur laitier.

À cette date, les producteurs de betterave européens ne seront plus limités et pourront produire autant qu’ils veulent, à condition de trouver des débouchés. "Le contexte mondial est porteur. La demande mondiale est en hausse et les stocks sont au plus bas", a souligné le 7 juin, Alexis Duval, le directeur général du groupe connu pour sa marque de sucre Béghin Say.

Après avoir touché des niveaux historiquement bas, les cours du sucre remontent progressivement depuis l’été 2015. De quoi éviter une surproduction à court terme, comme dans le lait. "Nous sommes moins tributaires de la demande chinoise que le secteur laitier", note Alexis Duval. Dans un contexte d’augmentation de la demande mondiale de sucre, le groupe prévoit d’ailleurs d’accroitre de 3 millions de tonnes, la production de betteraves à 18 millions de tonnes, sur la campagne 2017/2018.

100 millions d'euros économisés d'ici à 2018

Depuis deux ans, le groupe, très internationalisé, affirme avoir réalisé un important travail d’amélioration de sa compétitivité industrielle. "Sur notre plan 2015 à 2018 d’économie de 100 millions d’euros, nous avons déjà réalisé 30 millions de gains", détaille Alexis Duval. Des renouvellements d’équipements et la substitution de chaudières au fioul par des chaudières au gaz ont notamment été réalisés. "Nous sommes devenus un des acteurs les plus compétitifs en Europe, avec des usines plus flexibles et une logistique en pointe" a souligné Alexis Duval.

Quant à la consolidation du secteur en Europe, que Tereos souhaitait mener, notamment avec son concurrent Cristal Union, il semble y avoir renoncé dans l’immédiat. "La question n’est pas de savoir si elle aura lieu, mais quand et comment elle aura lieu", a insisté le directeur général. Si une nouvelle crise de surproduction venait à voir le jour, les acteurs européens pourraient à nouveau envisager de s’allier. Mais pas dans l’immédiat. Le contexte de hausse des cours et de pénurie de sucre ne devrait pas plaider pour cette option.

Sur l’exercice 2015/2016 clos au 31 mars, le chiffre d'affaires de Tereos a reculé de 2,3% à 4,2 milliards d'euros. L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) est lui en baisse de 3%, à 439 millions d'euros, mais la marge d'Ebitda ajusté reste de 10,5% d'un exercice à l'autre, tirée par l'activité hors Europe, notamment au Brésil. La perte nette part du groupe s'établit à 20 millions d'euros, contre un bénéfice de 43,2 millions en 2014/2015.

Adrien Cahuzac

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