TEMPS DE TRAVAILLES SYNDICATS PRÉPARENT LA NÉGOCIATION DU 14 JUINPour le second tour des discussions avec le patronat, temps de travail et insertion des jeunes seront à l'ordre du jour. Avec l'espoir d'un accord.

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TEMPS DE TRAVAIL

LES SYNDICATS PRÉPARENT LA NÉGOCIATION DU 14 JUIN

Pour le second tour des discussions avec le patronat, temps de travail et insertion des jeunes seront à l'ordre du jour. Avec l'espoir d'un accord.



Les salariés dans la rue, les dirigeants syndicaux au siège du CNPF. C'est le dispositif d'action qu'ont choisi la CGT et la CFDT à l'occasion de la deuxième réunion sociale au sommet de l'année qui réunira les partenaires sociaux le 14juin. C'est dire l'impor-tance qu'accordent les organi-sations syndicales à cette réunion. Leur objectif: faire pression sur le patronat afin que celui-ci s'engage plus résolument en faveur de l'emploi et décrocher un accord sur l'organisation du temps de travail. Le cas échéant, l'avancée serait symbolique: les partenaires sociaux démontreraient alors leur capacité à faire avancer les négociations sociales, en toute autonomie vis-à-vis du pouvoir politique. "Un échec serait très dommageable", estime ainsi Chantal Cumunel, secrétaire générale de la CGC. Le 16mai dernier, les deux parties se sont séparées dans des termes mitigés en dépit des propositions faites par le CNPF, estimant pour la première fois que la "réduction de la durée du travail peut constituer un élément de lutte contre le chômage". Ainsi, le patronat a proposé que les heures supplémentaires, au-delà d'un seuil annuel de cent heures, ne soient plus rémunérées, mais traduites en repos compensateurs. Il a aussi envisagé la mise en place d'une "formule minimale d'organisation du temps de travail sur l'année" concernant les entreprises non couvertes par un accord de branche ou d'entreprise.

Etude prévue du contrat d'accès à l'emploi pour les jeunes

Ces entreprises diposeraient d'un plafond annuel de cinquante heures supplémentaires (avec un maximum de quarante-quatre heures pour la durée hebdomadaire) n'ouvrant pas droit à des augmentations de salaire ou à un repos compensateur. En contrepartie, les salariés bénéficieraient d'une réduction de la durée annuelle de travail de deux jours. Des mesures qui intéressent directement les industriels, en quête de flexibilité. "Insuffisant", juge la CFDT, qui estime que ces mesures doivent passer par des accords de branche ou d'entreprise et s'inquiète de la complexité du dispositif qui résulterait de la mise en place d'une nouvelle mesure. "Il existe en effet déjà trois types de mesures concernant l'annualisation du temps de travail, dont celles prévues dans le cadre de la loi quinquennale", rappelle Gilbert Fournier, secrétaire confédéral. Le CNPF fera donc de nouvelles propositions pour la réunion du 14juin. A cet ordre du jour chargé s'ajoutera le problème de l'insertion des jeunes, qui fera déjà l'objet le 9juin de discussions intermédiaires entre les partenaires sociaux. Jean Gandois entend réactiver les dispositifs de formation en alternance qui existent déjà. En échange d'un allègement des charges sociales pour les entreprises, le patron du CNPF s'est déclaré favorable à la définition d'objectifs chiffrés de créations d'emplois, allant même jusqu'à proposer un principe de réversibilité des aides si celles-ci ne donnaient pas les résultats escomptés. En particulier pour le CIE. Mais "il s'agit d'une conception quasi soviétique" a répliqué Lucien Rebuffel, le président de la CGPME. Les divisions syndicales ne se manifestent pas toujours là où on les attend.

Pierre AVRIL



USINE NOUVELLE N°2506

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