Electronique

Téléphonie mobile : Nokia et LG redoutent 2009

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Après Motorola et Sony Ericsson, Nokia et LG Electronics - respectivement premier et troisième fournisseurs de téléphones mobiles - viennent de publier des résultats inquiétants. Sans réels espoirs de se refaire une santé en 2009.

Tempête à l'horizon pour les équipementiers mobiles ? Jour après jour, les résultats des fabricants tombent pour le dernier trimestre 2008 et les mauvaises nouvelles s'accumulent pour les mois à venir. Au quatrième trimestre, le finlandais Nokia - leader mondial - a enregistré un chiffre d'affaires de 12,7 milliards d'euros, en baisse de 19% par rapport à la même période l'an dernier. Son bénéfice a chuté de 67% sur cette même période, tombant à 576 millions d'euros contre 1,84 milliard un an plus tôt. Spécialisé dans l'électronique grand public - dont la téléphonie mobile où il occupe la troisième place -, le sud-coréen LG Electronics a lui aussi émis de « mauvaises ondes » au dernier trimestre (son déficit atteint 376 millions d'euros). Dans les terminaux mobiles, son chiffre d'affaires est en hausse de 34,6% en un an (à 2,5 milliards d'euros) mais sa marge d'exploitation est tombée à 5,2%, contre 11,5% lors du trimestre précédent.

2009, année de tous les dangers

Pour 2009, après avoir anticipé un déclin de 5% des ventes de téléphones mobiles, Nokia s'attend désormais à un recul de 10%. La raison ? « L'environnement macroéconomique s'est rapidement détérioré durant les dernières semaines, avec une demande des consommateurs encore plus faible, une fluctuation sans précédent des cours et un manque de crédits qui ont continué d'impacter le secteur du mobile », explique Olli-Pekka Kallasvuo, PDG de Nokia, dans un communiqué. LG n'est guère plus optimiste, signalant lui aussi qu'il s'attend à une récession accrue en 2009.

Quelques espoirs dans les pays émergents

« Malheureusement, il n'y aura pas vraiment de segments épargnés par la crise dans la téléphonie mobile en 2009 », renchérit Carolina Milanesi, analyste du Gartner. « Les seules zones où l'on peut prévoir un peu de croissance sont les pays émergents, et plus particulièrement les pays où il y a encore beaucoup de personnes qui ne sont pas équipées de téléphones mobiles. Dans les autres, on peut s'attendre à ce que les utilisateurs fassent durer leurs téléphones existants », confie-t-elle. Ce qui explique en partie, d'après elle, la stratégie de Nokia consistant à multiplier les modèles de terminaux « low-costs » et les services adaptés aux pays en développement.

En dépit de la crise - et de premiers signaux d'une « guerre des prix » en Europe -, Nokia et LG ambitionnent d'accroître leurs parts de marché en 2009. Il est trop tôt pour savoir s'ils sortiront gagnants de la bataille qui s'annonce. « De tous les constructeurs, Nokia semble le mieux positionné pour affronter la situation actuelle », estime néanmoins Carolina Milanesi. « Malgré des faiblesses évidentes sur les terminaux haut de gamme, il peut compter sur l'étendue de ses canaux de distribution à l'international, sur toute sa chaîne logistique et sur sa capacité à réaliser des économies d'échelle », conclut-elle.

Christophe Dutheil

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