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TÉLÉCOMMUNICATIONSDeutsche Telekom débarque en FranceDeutsche Telekom se paie Siris. Il riposte ainsi à France Télécom. Et devient le troisième opérateur de la téléphonie fixe en France.

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TÉLÉCOMMUNICATIONS

Deutsche Telekom débarque en France

Deutsche Telekom se paie Siris. Il riposte ainsi à France Télécom. Et devient le troisième opérateur de la téléphonie fixe en France.



L'arrivée de Deutsche Telekom sur les terres de France Télécom était attendue. C'est chose faite avec l'achat de Siris pour 700 millions d'euros (environ 5 milliards de francs). Mais le géant allemand ne devrait pas en rester là. Après avoir mis la main sur le troisième opérateur de téléphonie fixe spécialiste de la clientèle d'entreprise, il devrait tenter de venir sur le terrain du mobile. La riposte de Deutsche Telekom intervient un mois à peine après la décision de France Télécom de prendre pied sur le marché allemand. L'opérateur français a, en effet, jeté son dévolu sur E-Plus, le troisième opérateur de téléphonie mobile outre-Rhin, et s'apprête, une fois l'opération finalisée, à débourser près de 9,1 milliards d'euros pour en prendre le contrôle. Ce double assaut réciproque enterre définitivement le pacte de non-agression qui liait les deux ex-alliés, devenus " ennemis " après la tentative avortée de Deutsche Telekom de fusionner avec Telecom Italia au printemps dernier. Désormais, chacun va pouvoir défier l'autre sur son pré carré. Pour concurrencer France Télécom, l'opérateur allemand va donc s'appuyer dans un premier temps sur Siris. Il a saisi l'opportunité qui s'offrait avec la volonté d'Unisource de se désengager de sa filiale française. Créée en 1993 et forte de 400 personnes, Siris devrait réaliser 850 millions de francs de chiffre d'affaires cette année. En troisième position sur le marché de la téléphonie fixe, derrière France Télécom et Cegetel, elle continue à perdre de l'argent. Siris n'en est pas à sa première valse d'actionnaires. Elle a été fondée par Cogeri, une filiale de l'ex-Compagnie générale des eaux (Vivendi), et par Unisource, une alliance regroupant le suédois Telia, le néerlandais KPN et le suisse Swisscom. En 1995, Unisource a repris la totalité de Siris, alors que Vivendi créait Cegetel. En parallèle, le consortium européen s'était associé à AT&T dans une grande alliance baptisée WorldPartners.

Se positionner comme un opérateur d'opérateurs

A ce titre, Siris, l'un des pionniers de la concurrence sur le marché français, a fait ses débuts en commercialisant des services de voix et de données à l'international à une clientèle de grandes entreprises. Puis, profitant de la déréglementation des télécommunications, il a renforcé sa présence nationale. Titulaire du préfixe 2, il a construit un réseau en louant 2 000 kilomètres de fibre optique et en installant trois commutateurs Ericsson. François Maire, président de Siris, affirme que l'investissement cumulé de sa société en France atteint le milliard de francs. Siris en a profité pour diversifier sa gamme de services, voix, données et Internet, et s'étendre vers d'autres marchés : les entreprises moyennes, puis les PME. Elle s'est aussi positionnée comme un opérateur d'opérateurs revendant des minutes de communication en gros à des offreurs de services téléphoniques comme Kertel, ou à des fournisseurs d'accès à Internet. " Cette activité représente 30 % de notre chiffre d'affaires cette année ", reconnaît Olivier Campenon, directeur général. Depuis de nombreux mois, François Maire ne cachait pas que son entreprise était à vendre. Et pour cause. Après la rupture de l'alliance WorldPartners, quand AT&T a choisi de convoler avec BT, les membres d'Unisource ont décidé de reprendre leur indépendance et de vendre leurs actifs. Que va devenir Siris ? " Dans l'immédiat, nous allons bénéficier de l'avance de Deutsche Telekom sur l'offre Internet, car T-OnLine, avec 3,5 millions de clients, est le premier fournisseur d'accès européen, et développer très vite une offre transfrontière ", pronostique Olivier Campenon. Mais l'aventure en France de Deutsche Telekom ne fait que commencer... Laurence Girard



Siris candidat à la boucle locale radio

Alors que deux licences nationales et quarante-quatre licences régionales de boucle locale radio devraient être attribuées en France en 2000, les candidatures fleurissent. Siris compte postuler à l'obtention d'une licence nationale. La société First Mark Communications également, mais aussi Cegetel, Tele2, Winstar... L'enjeu, pour tous ces concurrents de France Télécom : accéder au client final pour lui offrir un accès haut débit à Internet.

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