Telecom Italia pourrait demander des "remèdes" à l'accord Mediaset-Sky

PARIS (Reuters) - Telecom Italia n'exclut pas de demander des "remèdes" si l'accord de partage de contenu conclu la semaine dernière entre Mediaset et la filiale italienne du géant britannique de la télévision payante Sky se traduit par une moindre concurrence, dit l'administrateur délégué de l'opérateur télécoms.
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Telecom Italia pourrait demander des
Telecom Italia n'exclut pas de demander des "remèdes" si l'accord de partage de contenu conclu la semaine dernière entre Mediaset et la filiale italienne du géant britannique de la télévision payante Sky se traduit par une moindre concurrence. /Photo d'archives/REUTERS/Stefano Rellandini

"Il n'est pas dans l'intérêt des Italiens qu'il y ait moins de concurrence sur le marché de la télévision payante. Le cas échéant, nous demanderions des remèdes", déclare Amos Genish dans un entretien publié mercredi par le journal Les Echos.

Mediaset, le groupe de télédiffusion contrôlé par la famille de l'ancien président du Conseil Silvio Berlusconi, et Sky Italia ont annoncé vendredi leur accord, qui pourrait ouvrir la voie à d'éventuelles alliances de plus grande portée entre les deux groupes concurrents.

Alors que cet accord a été salué mardi les investisseurs - journée qui a vu le titre Mediaset prendre 6,43% - une source a dit à Reuters que l'autorité italienne de la concurrence envisageait de demander des précisions sur cette opération.,

L'accord permettra à Mediaset de diffuser certaines chaînes de sa filiale de télévision payante Premium sur la plate-forme satellitaire de Sky, qui pourra en échange offrir ses propres services sur la plate-forme numérique de Premium.

Vivendi, deuxième actionnaire de Mediaset derrière la famille Berlusconi et premier actionnaire de Telecom Italia, avait envisagé en 2016 un rachat de Premium avant d'y renoncer.

De ce fait, Mediaset réclame trois milliards d'euros d'indemnités en raison de la dénonciation par le groupe français de cet accord.

Début mars, Arnaud de Puyfontaine, à la fois président de Telecom Italia et président du directoire de Vivendi, a réaffirmé qu'un compromis entre les deux groupes au sujet de ce différend "serait très pertinent".

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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