Tecsom : deux des actionnaires majoritaires récusent avoir fait capoter le projet de reprise

Après bien des péripéties, l'entreprise Tecsom située à Glaire (Ardennes), est aujourd'hui en phase d'attente. Le groupe belge Beaulieu International Group (BIG) se livre actuellement à une étude pour savoir s'il concrétisera son projet de reprise d'un des derniers maillons de l'ex-société Sommer.

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Tecsom : deux des actionnaires majoritaires récusent avoir fait capoter le projet de reprise

Après avoir craint la mise en redressement judiciaire de leur entreprise, les 120 salariés de Tecsom à Glaire (Ardennes) ont retrouvé un peu d'espoir à la suite de la mesure prise le 16 janvier par le Tribunal de commerce de Sedan, lequel a prorogé exceptionnellement de six mois et pour la troisième fois consécutive la période d'observation de leur société, entrée en procédure de sauvegarde en début d'année 2013.

Les juges consulaires ont estimé qu'il convenait de donner un nouveau sursis à Tecsom au vu de la situation de l'entreprise, qui n'était pas en état de cessation de paiement, mais surtout parce qu'une lettre d'intention de reprise "avait été produite dans la matinée du 16 janvier par un industriel européen".

Désistement du chinois Kaili

L'avenir de cette PME ardennaise (17,5 millions d'euros de chiffre d'affaires), spécialisée dans la fabrication de dalles de moquette, est suspendu à la décision que prendra Beaulieu International Group (BIG), leader européen dans le revêtement de sol via sa filiale "Flooring Solutions".

Les 120 salariés espèrent que les discussions aboutiront, contrairement à ce qui s'était passé lors du rapprochement envisagé avec le Chinois Kaili, lequel a finalement rebroussé chemin l'été dernier.

"Favorables à une cession partielle ou totale du capital de la société Tecsom"

Accusés par les salariés, les dirigeants actuels et certains élus locaux d'avoir fait capoter ce projet, deux des actionnaires majoritaires, Michel Grosselin et Paul Motte, président de la Fondation Sommer, réfutent catégoriquement cette affirmation.

"De source sûre, nous savons que la raison du départ de Kaili est tout autre et indépendante des actionnaires. Nous sommes certains que la majorité des salariés ainsi que les autorités locales le savent également", soulignent-ils pour appuyer leur position. Ils se disent, en tout cas, "évidemment favorables à une cession partielle ou totale du capital de la société Tecsom".

Ils restent disposés à étudier toute opportunité qui permettrait, d'une part, de pérenniser et développer ce site industriel prestigieux et performant et de maintenir les emplois. "Tout en préservant les intérêts légitimes des actionnaires et ceux des collectivités", ajoutent-ils. Avant de formuler un vœu : "L'intérêt d'un grand groupe industriel comme Beaulieu, s'il est confirmé, doit être étudié avec la plus grande attention et le plus grand professionnalisme en associant l'ensemble des parties prenantes".

Intérêt de Beaulieu

Les dirigeants de Beaulieu sont venus une première fois sur le site le 21 janvier afin de faire un tour du propriétaire en compagnie de Benoît Linglet, l'actuel PDG. Et jeudi 13 février, des techniciens industriels et des cadres administratifs seront encore présents pour compléter cet état des lieux. Preuve de l'intérêt que témoigne Beaulieu à une entreprise qui selon beaucoup d'observateurs possède un outil de production et un savoir-faire intéressant.

Le tribunal de commerce de Sedan réexaminera l'évolution du dossier Tecsom et l'état d'avancement des négociations entre l'administrateur judiciaire, Me Nicolas Torrano, et les investisseurs d'Outre-Quiévrain lors de son audience du 20 février.

Pascal Remy

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