Technicolor cherche repreneur pour ses décodeurs

Le groupe mène des discussions informelles avec plusieurs parties en vue d’un possible rapprochement, a assuré le directeur général à Reuters le 11 avril.

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Technicolor cherche repreneur pour ses décodeurs

Frédéric Rose a expliqué que Technicolor espère fusionner son activité déficitaire de fabrication de décodeurs avec l'un des principaux acteurs du secteur. L’objectif était de se consolider dans un contexte de pressions sur les prix.

"On est au bal et on ne sait pas encore avec qui on va danser. Tout le monde s'observe et se regarde, a-t-il précisé. Fusionner notre activité avec celle d'un autre pourrait avoir beaucoup de sens parce qu'elle pourrait nous permettre d'augmenter notre footprint, d'obtenir des meilleurs prix de nos fournisseurs asiatiques et d'amortir notre R&D et notre structure opérationnelle sur un plus large volume."

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Selon le dirigeant, ce sont cinq à six groupes qui dépassent le milliard d’euros de chiffre d’affaires actuellement. Mais le marché ne pourra en supporter que deux ou trois au cours de l’année 2012.

Or le groupe Technicolor n’a pas les moyens de réaliser une acquisition importante. Le groupe est notamment en effet en concurrence avec Motorola Mobility que Google est sur le point de racheter. Mais le groupe français a subi un fort ralentissement avec la crise de la zone euro, ainsi que des pressions sur les prix de la part des opérateurs télécoms s’approvisionnant en Chine et en Tunisie.

"S'adapter à la réalité du marché"

Si bien que Technicolor a enregistré une perte opérationnelle de 43 millions d’euros dans sa division de décodeurs. Le groupe a par ailleurs annoncé un plan social de 600 emplois dans le monde et entend revenir à l’équilibre d’ici à la fin 2012. Le groupe est notamment en discussions avec cinq repreneurs potentiels pour son site de fabrication de décodeurs à Angers.

"Il faut qu'on s'adapte à la réalité du marché, nos prix doivent baisser. Nos clients insistent là-dessus, a expliqué Frédéric Rose. Aujourd'hui, nous ne pouvons plus nous permettre de fabriquer des décodeurs en France. Nous étions l'irréductible Gaulois mais à un moment, il faut savoir dire que la bataille est perdue."

Techicolor n’en est pas à sa première restructuration. Il a déjà réduit ses effectifs d’environ 6000 personnes et s’est recentré sur les activités de services aux médias et au cinéma. Frédéric Rose se donne pour objectif de réduire la dette de 200 à 300 millions d'euros et de dégager un flux de trésorerie disponible supérieur à 400 millions d'euros sur la période 2012-2015.

Technicolor espère aussi annoncer "bien avant la fin de l'année" un accord de licence dans le domaine des smartphones.

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