Economie

Taxe sur l’EBE : un impôt contre-productif pour le redressement productif ?

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Publié le , mis à jour le 30/09/2013 À 13H12

La taxe sur l'excédent brut d'exploitation, introduite dans le projet de loi de finance 2014, inquiète les industriels. En ne prenant pas en compte les amortissements, ils craignent qu'elle ait un effet contre-productif sur la mécanique d'investissement.

Taxe sur l’EBE : un impôt contre-productif pour le redressement productif ?
La taxe sur l'EBE ? Une mauvaise nouvelle pour l'industrie.

Sommaire du dossier

Touche pas à mon EBE ! Hier, en marge de l’assemblée générale de l’association des entreprises de taille intermédiaire, l’Asmept-ETI, les chefs d’entreprise ont fait feu de tout bois pour fustiger l’inscription dans le projet de loi de finances d’une nouvelle taxe assises sur l’excédent brut d’exploitation, le désormais célèbre EBE. La fronde gronde dans les rangs du patronat, surtout chez les industriels. La taxe sur l’EBE va en effet les frapper sans discernement et, surtout, sans tenir compte des investissements réalisés puisque l’assiette choisie ne tient pas compte des amortissements…

Distributeurs, industriels ou entreprises de services, tous ont fait leur calcul : cette ponction pourrait représenter 30 à 50 % d’imposition en plus par rapport à l’impôt forfaitaire annuel qu’il est censé remplacer. Cela est tout simplement inacceptable. Même les députés de la majorité ne comprennent pas la mesure ! En tout cas, ceux qui écoutent et savent lire un compte de résultats… Pour Thierry Mandon, député PS de l’Essonne, qui participait (courageusement) à la rencontre organisée par l’Asmep, il était clair qu’il fallait tout faire pour infléchir cette mesure dont il reconnaissait lui-même ne pas comprendre les fondements.

 

>> Témoignez ! Racontez-nous dans la page "Touche pas à mon EBE" toutes les conséquences qu'aura ce nouvel impôt dans votre entreprise.

 

La taxe sur l’EBE, un impôt imbécile ? Même s’il ne concerne que les entreprises réalisant plus de 50 millions de chiffres d’affaires, il est vrai que cet impôt sorti tout droit des arcanes de Bercy semble jouer contre l’envie de relever l’industrie française. Si l’on n’avait pas peur de manier la boutade, on pourrait dire que cet impôt est contre-productif pour le redressement productif ! Mais que fait le ministre ?

Thibaut De Jaegher

 

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