Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Maroc

Systra veut s'appuyer sur sa filiale au Maroc comme plateforme d'ingénierie pour l'Afrique

, , ,

Publié le

Filiale commune de la SNCF et  et de la RATP, le groupe Systra a emporté d'importants contrats d'ingénierie au Maroc ces dernières années, notamment pour le TGV ou le tramway de Casablanca.  Les compétences acquises par sa filiale au Maroc qui emploie une trentaine de salariés pourraient être utilisées pour la conquête de marchés ferroviaires et de transport urbain en Afrique. En attendant, le groupe s'active sur l'extension en cours du tramway de Casablanca.

Systra veut s'appuyer sur sa filiale au Maroc comme plateforme d'ingénierie pour l'Afrique
Tramway de Casablanca pour lequel Systra a assuré la maîtrise d'oeuvre complète..
© dr

Capitaliser sur ses ressources humaines au Maroc, notamment en direction des marchés africains. Tel est un des projets du groupe d'ingénierie Systra.

Filiale de la SNCF et de la RATP, la société basée à Paris s'est solidement enracinée au Maroc ces dernières années. Systra est notamment engagé dans d'importants contrats avec l'Office national des chemins de fer (ONCF) sur le projet de ligne à grande vitesse Tanger-Casablanca.

L'entreprise française avait aussi emporté, devant notamment Egis, filiale de la SNCF, le marché des études et la totalité de la maîtrise d’œuvre de la réalisation de la ligne 1 du tramway de Casablanca, inauguré le 12 décembre 2012.

Systra Maroc, sa filiale située à Rabat, emploie actuellement une trentaine de salariés permanents pour la réalisation de ces contrats.

"Nous avons progressivement développé avec nos équipes des compétences en études et supervision notamment. L'idée est de s'appuyer sur celles-ci pour soumissionner de façon compétitive sur des appels d'offres en Afrique subsaharienne. Tous nos savoir-faire ne sont pas représentés à Rabat mais cette plateforme marocaine à l'avenir pourra venir en complément de nos ressources en France", explique à L'Usine Nouvelle Nicolas Kaeser, directeur région Europe du Sud - Méditerranée de Systra.

Le groupe qui dispose aussi d'une importante filiale en Algérie (plus de 120 personnes) labellisée centre technique régional, (ce qui n'est pas le cas de Systra Maroc), reste discret sur les projets visés en Afrique pouvant impliquer le Maroc.

"Cette stratégie validée par la direction générale n'a pas encore connu de manifestations concrètes en terme de contrats. Mais nous avons déjà soumissionné à des appels d'offres en Afrique de l'Ouest en incluant notre plateforme marocaine", expose Nicolas Kaeser.

Systra, issue des ingénieries de la SNCF et de la RATP est détenu pour 42% chacune par ces deux entreprises, les banques complétant le solde. Le groupe réalise environ 600 millions d'euros de chiffres d’affaire pour moitié hors France. Avec  1 milliard d’euros de carnet de commandes, Systra emploie  5 400 salaries dans 80 pays. Il affiche des références dans 150 pays. Le groupe a conçu 100% des lignes TGV en France et participé à la moitié des projets de métro dans le monde.

Parmi ceux-ci, pourraient figurer certains appels d'offres des grands programmes du groupe Bolloré liés à la boucle ferroviaire Côte d'Ivoire – Bénin via le Burkina Faso. Mais, par ailleurs, de nombreux pays en Afrique de l'Ouest ont relancé des projets dans le domaine du rail ou des transports urbains ferrés qui pourraient entrer dans le scope de Systra et de sa filiale marocaine.

Dans la région, le challenge pour les entreprises occidentales est notamment la forte présence dans la région des entreprises chinoises et leurs prestations à bas coût, y compris dans le domaine des études.

En attendant de déployer sa stratégie africaine, Systra a de quoi s'occuper dans la région avec ses contrats en cours au Maroc.

"Un de nos plus importants marchés est celui de la Ligne à grande vitesse (LGV) pour lequel nous avions emporté auprès de l'ONCF, la maîtrise d’œuvre de l'infrastructure du tronçon sud, soit 80 km", indique Nicolas Kaeser.

Pour rappel, après un important retard lié aux emprises foncières, la LGV, dont le tronçon nord a été supervisé par Egis devrait entrer en service en 2018. La mission de maîtrise d'ouvrage de Systra s'achèverait elle d'ici au troisième trimestre.

Le groupe français d'ingénierie a aussi travaillé sur l'avant-projet sommaire (APS) d'une éventuelle liaison LGV entre Settat (ville près de Casablanca) et Marrakech, un projet gelé depuis. Et emporté sur l'APS de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Settat.

Systra a aussi gagné d'autres études ponctuelles auprès de l'ONCF, un client régulier en dehors de la LGV, par exemple pour le raccordement ferré entre la future usine PSA de Kénitra et le port en eau profonde (lui aussi à construire) où divers autres projets sur le réseau conventionnel.

En marge de la LGV, le plus gros contrat actuel du groupe est celui de la maîtrise d’œuvre de l'extension du tramway de Casablanca pour le compte de Casa Transports.

préparation des cahiers des charges et appels d'offres pour la passation des marchés

Cette ligne T2 de 22,5 km sera équipée, comme la première ligne, de voitures Alstom Citadis et entrera en service d'ici à 2019 pour un coût d'environ 400 millions d'euros.

Ce contrat a été gagné auprès de Casa Transport, devant Egis et Italfer, en juillet 2015 en groupement avec l'AREP (SNCF) et la société d’ingénierie marocaine CID, déjà partenaire sur plusieurs autres contrats de Systra.

Le montant du projet pour le groupement est de 13,5 millions d'euros, soit en volume de travail de 1 500 hommes / mois, dont 330 Hommes/mois pour Systra, contrat réalisé en co-traitance entre ses équipes parisiennes et celles du Maroc.

Sur ce projet, Systra qui avait déjà gagné l'APS réalise comme pour le T1 l'ensemble des études avec ses partenaires et assure la maîtrise d'ouvrage ou encore la préparation des cahiers des charges et appels d'offres pour la passation des marchés (25), dont certains des plus importants sont actuellement en voie d'attribution par Casa Transport.

"Le gain de ce contrat du T2 montre notre enracinement au Maroc et la confiance de nos clients. Nous capitalisons sur la réussite de la ligne T1, un chantier dont le lancement réussi dans les délais impartis a très peu d'équivalents dans le monde. Et ça, c'est aussi un atout pour notre future projection en Afrique", conclut Nicolas Kaeser.

Pierre-Olivier Rouaud

 

(1) Le marché des voies ferrées et plateformes (dont l'attribution est en cours) est brigué selon L'Economiste par cinq groupements, à savoir Colas /GTR (Bouygues ) déjà présent sur la ligne T1, les entreprises turques Yapi Merkezi et Makyol, le groupement luso-marocain Somafel / Seprob et le groupement franco-marocain TSO (NGE) / SGTM.

 

 

 

 

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle