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L'usine Agro

Syngenta innove à mots couverts

Myrtille Delamarche , ,

Publié le

Le groupe suisse développe des OGM ailleurs dans le monde. En France, il fait de la sélection variétale classique, mais à haute fréquence.

Syngenta innove à mots couverts
En France, faute de pouvoir mener à son terme (en plein champ) le développement d’OGM, Syngenta analyse finement les propriétés des futures variétés grâce à leur ADN.
© crédit photo

Sur le site de Saint-Sauveur près de Toulouse (Haute-Garonne), le terme OGM est tabou. Ici, Syngenta fait de la sélection variétale par marquage moléculaire. Ce qui n’empêche pas les polémiques, lorsque le suisse brevète des poivrons non transformés génétiquement, mais dont la résistance à la mouche blanche n’existait jusque-là que sur une variété jamaïcaine non comestible. Ou quand il développe aux États-Unis du maïs OGM importé ensuite en Europe, mais avec des variations. Mais chuuut… À Saint-Sauveur, il n’est pas question de cela.

Ici, grâce à une kyrielle de marqueurs moléculaires développés en propre, Syngenta produit une carte des propriétés génétiques de plants cultivés dans ses serres. À partir d’une pointe de feuille lyophilisée dont ils éclatent les cellules pour en extraire l’ADN, les laborantins créent des milliers d’échantillons, logés dans les alvéoles de ce qui ressemble à un rouleau adhésif perforé taille XXL. Ces échantillons sont mis en contact avec des marqueurs dont l’un met en évidence la résistance à la sécheresse, l’autre à tel ou tel ravageur… En bout de chaîne, une carte colorée permet d’identifier les meilleurs candidats à la création d’une variété de maïs adaptée à un milieu donné, en Bretagne ou à Tombouctou. Les plants sélectionnés, une dizaine sur mille, repartent dans les serres où ils sont croisés trois fois, puis autofécondés pour fixer leurs caractères.

Le marquage moléculaire existe depuis les années 1990. La nouveauté, dans ce centre R & D, c’est sa capacité à tester jusqu’à un million de marqueurs sur la même plaquette d’échantillons de plants. Le développement d’une nouvelle semence prend huit à onze ans et coûte en moyenne 1?million d’euros. Syngenta en homologue dix à quinze par an. Pour chaque innovation, il arbitre entre une inscription au catalogue officiel européen, qui ne dévoile pas la technologie utilisée mais décrit les qualités physiques, et un brevet. En 2010, l’agrochimiste suisse avait déposé auprès de la Commission européenne des demandes d’autorisation de mise en culture de deux maïs transgéniques. Fin 2015, les dossiers traînaient toujours à Bruxelles, Syngenta a renoncé. 

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