Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Swatch veut ouvrir de nouvelles usines en Suisse

, ,

Publié le

Les choses vont si bien pour le géant suisse de l’horlogerie, avec notamment une flambée de ses ventes en Chine, que Nick Hayek annonce l’implantation, en Suisse même, d’usines et d’ateliers supplémentaires s’ajoutant aux 170 sites de production que possède l’entreprise familiale.

Swatch veut ouvrir de nouvelles usines en Suisse © DR

«Société horlogère recherche terrains en Suisse pour soutenir sa croissance.» Si une petite annonce du genre paraissait dans la presse, elle émanerait de toute évidence de Swatch Group. Mais le nouveau directeur général de ce groupe (qui a pris récemment la succession de son défunt père, Nicolas Hayek) a préféré faire part de ces besoins immobiliers pressants dans une interview accordée au journal Le Temps. Sans pour autant égrener de chiffres précis, le fils du fondateur de Swatch Group, Nick Hayek, a relevé que la construction de nouvelles usines devenait impérative. «Rien que pour ETA (l’un des plus importants fabricants de mouvements de montres), il nous faudrait embaucher 150 personnes. Omega, à lui seul, cherche 150 personnes.»

Actuellement, l’éventail des usines et ateliers sur lesquels s’appuient les différentes marques de Swatch Groupe, tant dans l’horlogerie que la joaillerie, s’élève à 170 sites dans toute laSuisse, auxquels s’ajoutent deux usines à l’étranger, l’une en France, l’autre en Italie, précise-t-on au siège de l’entreprise à Bienne.

«Si seulement 2 % des Chinois…»

Dans l’interview publiée par Le Temps, Nick Hayek laisse entendre qu’en réalité d’autres sites de production pourraient éclore, à moyen terme, en fonction de l’évolution du marché en Asie. La Chine occupe une place de choix dans la stratégie de Swatch, qui a profité de l’exposition universelle à Shanghai pour ouvrir, tout de go, quatre boutiques dans un centre commercial considéré comme un temple du luxe. La «Grande Chine» ainsi que Taïwan et Hong Kong avaient absorbé, en 2009, un quart des ventes mondiales du géant helvétique horloger. Nick Hayek se livre au calcul suivant : «Dans cette région, plusieurs centaines de millions d’habitants ont les moyens de se procurer une, voire plusieurs de nos montres. Si seulement 2 % passaient à l’acte d’achat, soit six millions de pièces à leur fournir, nous devrions alors construire plusieurs nouveaux sites de production en Suisse.»

Le bas de gamme prend de l’altitude

Couvrant l’ensemble du spectre des consommateurs grâce à un portefeuille de marques diversifié (outre Swatch, Tissot, Omega, Breguet, Tiffany&Co, etc.), Swatch Group va continuer à investir aussi bien dans le haut que le bas de gamme. Un avertissement, au passage, donné par Nick Hayek : «Il faut cesser de croire que l’avenir ne se décline que dans le très haut de gamme.» Il n’écarte pas de remettre les pendules à l’heure sur le marché, avec de nouvelles acquisition. Mais pour l’instant, les aiguilles de l’entreprise familiale des Hayek sont tournées vers la croissance interne : «Nous avons le potentiel pour atteindre un chiffre d’affaires de dix milliards de francs.» (7,6 milliard d’euros).

En 2009, les ventes de Swatch Groupe ont frisé les 6 milliards de francs suisses, un chiffre d’affaires brut en progression de 0,4% en francs suisses. Pendant les six premiers mois de 2010, elles ont franchi la barre des 3 milliards de francs : le meilleur semestre de toute son histoire pour Swatch.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle