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L'Usine Aéro

Une start-up américaine accusée de lancement non autorisé de satellites commerciaux

Sylvain Arnulf , , , ,

Publié le

Vu sur le web La FCC, le gendarme des télécoms, accuse indirectement l’agence spatiale indienne d’avoir mis sur orbite quatre nano-satellites non autorisés de la société américaine Swarm Technologies. Il pourrait s’agit du tout premier lancement non-autorisé de satellites commerciaux.

Une start-up américaine accusée de lancement non autorisé de satellites commerciaux
Lancement du PSLV-C40 le 12 janvier 2018.
© ISRO

C’est une première historique dont se serait bien passée la FCC, le gendarme américain des télécoms : le lancement non-autorisé de satellites commerciaux par une société américaine. Quatre prototypes de la start-up américaine Swarm Technologies auraient été mis sur orbite le 12 janvier 2018 en toute illégalité par Antrix, le bras commercial de l’agence spatiale indienne ISRO. Ces passagers clandestins (car Swarm savait qu’ils n’étaient pas autorisés par la FCC) auraient été embarqués à bord de la fusée PSLV (Polar Satellite Launch Vehicle) C-40 d’Antrix contenant au total 31 satellites de différentes tailles. L’information a été révélée par le site spécialisé IEEE Spectrum et confirmée par la FCC à plusieurs médias américains.

Des satellites trop petits pour être autorisés

La FCC avait rejeté la demande d’autorisation de Swarm technologies en décembre 2017 car selon elle, les prototypes posaient un risque de collision avec d’autres engins spatiaux en raison de leur taille. Chaque Space Bee fait la taille d’un livre, soit quatre fois moins qu’un CubeSat standard d’une taille de 10 centimètres par 10 centimètres par 10 centimètres. Selon la commission, ces micro-satellites ne sont pas assez grands pour pouvoir être suivis et repérés efficacement dans l’espace, et pourraient en cas de défaillance logicielle se transformer en débris spatiaux potentiellement dévastateurs pour leurs voisins. Swarm a bien ajouté un module GPS et des réflecteurs radars en réponse aux craintes de la FCC mais pour ce dernier, ces précautions ne suffisaient pas.

La FCC suspend le prochain lancement de Swarm

S’il est avéré que Swarm Technologies a passé outre cette interdiction, la société risque tout simplement de perdre le droit de lancer de nouveaux satellites à l’avenir, soit une brique essentielle de son réseau de communication pour l’Internet des objets. La FCC a déjà retiré son autorisation pour le lancement de quatre autres satellites de la société prévu en avril, en attendant de boucler son enquête sur le lancement du 12 janvier. Spacefight industries, qui a joué les intermédiaires pour Swarm en lui vendant de l’espace de charge utile, pourrait aussi être inquiété.

Coup d'arrêt pour la start-up ?

La discrète start-up fondée par Sara Spangelo, une Canadienne passée par la Nasa et Google, et l’américain Benjamin Longmier, qui avait vendu son projet précédent à Apple en 2015, risque gros dans cette affaire. Swarm Technologies a été créé en 2016 pour développer un réseau dédié à l’internet des objets, composé de satellites et de station au sol qui collecteraient les données d’objets et de capteurs par signaux radio. La start-up a notamment développé des algorithmes pour optimiser la transmission d’informations et la consommation énergétique des objets. Des travaux prometteurs qu’elle risque de devoir jeter à la poubelle... si sa responsabilité est établie.

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